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 BANVILLE John : La lumière des étoiles mortes

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Fariboles
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MessageSujet: BANVILLE John : La lumière des étoiles mortes   Mar 16 Sep - 14:36


La lumière des étoiles mortes
John Banville

Quatrième de couverture:

Dans la veine de La Mer (Booker Prize 2005), un grand Banville, troublant et sensuel,
sur la façon dont les jeux du temps malmènent le coeur humain.
« Ou tout cela va-t-il donc quand nous mourons, tout ce que nous avons été ?
Quand je songe à ceux que nous avons aimés et perdus, je m'identifie à un promeneur errant à la tombée de la nuit dans un parc peuplé de statues sans yeux. L'air autour de moi bruisse d'absences. Je pense aux yeux bruns et humides de Mme Gray et à leurs minuscules éclats dorés. Quand on faisait l'amour, ils viraient de l'ambre à la terre d'ombre puis à une nuance de bronze opaque. "Si on avait de la musique, disait-elle dans la maison Cotter, si on avait de la musique, on pourrait danser." Elle-même chantait, tout le temps, et toujours faux, "La veuve joyeuse", "L'homme qui fait sauter la banque", "Les roses de Picardie", et un machin sur une alouette, alouette, dont elle ne connaissait pas les paroles et qu'elle ne pouvait que fredonner, complètement faux. Ces choses que nous partagions, celles-là et une myriade d'autres, une myriade, myriade, elles demeurent, mais que deviendront-elles lorsque je serai parti, moi qui suis leur dépositaire, le seul à même de préserver leur mémoire ? »

Qu'est-ce qui sépare la mémoire de l'imagination ? Cette question hante Alex alors qu'il se remémore son premier – peut-être son unique – amour, Mme Gray, la mère de son meilleur ami d'adolescence. Pourquoi ces souvenirs resurgissent-ils maintenant, à cinquante ans de distance, se télescopant avec ceux de la mort de sa fille, Cass, dix ans plus tôt ?
Un grand Banville, troublant et sensuel, sur la façon dont les jeux du temps malmènent le coeur humain.
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Fariboles
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MessageSujet: Re: BANVILLE John : La lumière des étoiles mortes   Mar 16 Sep - 14:39

Un livre fascinant, hypnotique, beau et tragique, un grand Banville en somme ! Comme un bon whiskey, l’auteur irlandais se bonifie avec le temps et nous livre avec La lumière des étoiles mortes peut-être son meilleur roman depuis L’Intouchable et La Mer. Plus tendre, plus émouvant mais toujours avec cette pointe de cynisme qui nous plait tant, on retrouve avec bonheur, le temps de quelques pages, Alexander Cleave et ses douleurs profondes. Magistral !

C’est un Alex Cleave un peu à la dérive que l’on revoit. Dix ans que sa fille Cass s’est suicidée à Portovenere, emportant avec elle ses secrets et l’identité de son amant (Éclipse, Robert Laffont 2002), dix ans qu’Alex et Lydia, son épouse, cohabitent et tentent de se remettre de ce drame, dix ans sans rôle majeur pour cet homme de théâtre.  Mais voilà que la roue semble tourner grâce à un projet de film avec l’une des plus grandes stars hollywoodiennes. Au fil des pages, passé et présent vont se télescoper, s’entremêler, Alex se souvient de l’été de ses quinze ans et de sa liaison brûlante avec Mme Gray, la mère de son meilleur ami, des semaines qui ont précédé la mort de sa fille, …

On ne présente plus John Banville, sa plume magnifique, son don pour installer le lecteur dans une atmosphère unique, le prendre par la main pour l’inviter à un beau voyage, une vraie expérience de lecture. J’aime passionnément les écrits de cet homme depuis des années et là, je dois bien l’avouer, j’ai été surprise. Surprise de retrouver tout d’abord Alex Cleave et Axel Vander plus de dix ans après Éclipse et Impostures. Surprise aussi de découvrir un Banville différent, moins caustique et cynique mais plus tendre et mélancolique… et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela lui va bien, très bien même ! La lumière des étoiles mortes est un livre aussi beau que sensuel, une œuvre émouvante, tour à tour solaire ou crépusculaire. C’est triste et en même temps, plein d’espoir, c’est un appel au bienvenu oubli qui ne vient pas, au travail de mémoire douloureux mais pourtant indispensable. Chacun joue avec ses souvenirs, les réécrit, les adapte pour parvenir à vivre, à survivre. La mémoire est une amante bien infidèle mais finalement, ce n’est pas si grave, il suffit juste de l’accepter !

Un roman fort, intense, douloureux et touchant, une lecture indispensable en cette rentrée littéraire !
A noter : il n’est pas du tout indispensable d’avoir lu Éclipse et Impostures pour savourer La Lumière des étoiles mortes.

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