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 BYATT Antonia Susan - Nature Morte

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Cheshire Cat

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Date d'inscription : 08/11/2012
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MessageSujet: BYATT Antonia Susan - Nature Morte   Jeu 27 Fév - 23:48


Nature Morte
Antonia Susan Byatt

Quatrième de couverture:
Tandis que l'Angleterre des années 1960 se débat avec la révolution des mœurs, la famille Potter vacille. Car si Stéphanie et Marcus se sont assagis, leur sœur Frederica entend bien ne pas se laisser enfermer dans les carcans d'une société encore patriarcale et moralisatrice. Son admission à Cambridge lui permet d'élargir le champ de ses expériences libératrices: la jeune femme multiplie les conquêtes et fomente des révoltes. Mais, malgré l'essor du féminisme, les traditions sont difficiles à oublier. D'autant plus que, depuis sa relation avortée avec le séduisant dramaturge Alexander Wedderburn, rien ne semble la satisfaire...

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Cheshire Cat

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MessageSujet: Re: BYATT Antonia Susan - Nature Morte   Dim 4 Mai - 19:30

Mon avis:

Second livre de la tétralogie d'Antonia S. Byatt, venant après La vierge dans le jardin, Nature morte, comme son « prédécesseur », commence avec un prologue qui se passe bien des années après les évènements décrits dans le corps du livre.

Nous y retrouvons trois des principaux personnages de la série : Frederica Potter, Alexander Wedderburn et Daniel Orton. Les deux derniers étant venus à l'Académie royale des Beaux-Arts sur invitation de la première sans plus d'explication que cela : il leur faut aller directement 'dans la salle III, où se trouvaient « Les Œuvres miraculeuses' »'. Ils y observent ensemble des peintures de Monet, Van Gogh et Gauguin avec des descriptions, des parallèles entre les toiles et la vie des peintres, entrecoupés de citations de lettres de Van Gogh, des réflexions intérieures ou des tranches de vie vécues par les personnages. Mais nous ne savons toujours pas quel est le but de Frederica lorsqu'elle organise ces rencontres...

Après ce prologue, nous nous retrouvons en décembre 1953 et nous reprenons contact avec la vie de la famille que nous avions laissée à la fin de La vierge dans le jardin, n commençant par le point de vue de Stephanie qui, enceinte, passe une visite médicale dans un service de gynécologie et d'obstétrique. Elle assiste d'ailleurs à un drame puisque l'une des patientes qui attendait avec elle va perdre son bébé. Puis à travers ses yeux, nous voyons les décisions que prend Frederica pour son avenir après l'obtention de son diplôme, ainsi que l'arrivée de sa belle-mère qui vient pour habiter avec Daniel, Marcus et elle. Car en effet, Marcus vit avec le couple depuis maintenant quelques mois suite aux événements de La vierge dans le jardin.

Vient ensuite le moment de Noël où Daniel et Stephanie vont à la messe puis accueillent les parents Potter pour le repas, au cours duquel Daniel se livre à des réflexions intérieures sur les membres de cette famille disparate.

Nous passons alors au point de vue de Frederica à son arrivée en France et c'est la description des gens qu'elle rencontre, de l'environnement et de la culture provençale, ces derniers points lui étant présentés par le père de la famille dont elle va garder les enfants, ainsi que de sa vie dans cette famille : entre visites, découverte des paysages, relations avec les deux petites filles et leurs parents...

Retour à Blesford où nous assistons à l'accouchement de Stephanie qui a du appeler elle-même l'ambulance, Marcus ou sa belle-mère, donneuse de leçons, ne s'avérant d'aucune aide. Les deux heureux parents vont décider d'appeler leur fils William.

Advient la rentrée universitaire pour Frederica avec la description de sa vie à l'université, des personnes dont elle va faire la connaissance...

Ensuite, c'est l'arrivée du nouveau pasteur dont dépend Daniel, Monsieur Ellenby étant parti à la retraite. S'ensuit la description de la vie de tous les jours de Daniel, Winifred, Stephanie, Marcus, Alexander (qui va entretenir une liaison avec Elinor, la femme d'un ami), Frederica, avec maintes descriptions, réflexions sur les gens ou la nature, citations d'auteurs et artistes dont beaucoup de Van Gogh, son lot de rencontres... Ainsi à l'université lors de sa deuxième année, Frederica rencontre Hugh Pink, un poète, et malgré ses expériences désastreuses, elle va tomber amoureuse de Raphael Faber, un chargé de cours, rencontré par l'intermédiaire d'Hugh.

Nous retrouvons ensuite la famille Orton : William grandit lentement mais sûrement, Stephanie accueille des « âmes perdues » chez elle afin de neutraliser la mère de Daniel qui se retrouve fondue dans la masse. Pendant ce temps, Marcus reprend goût à la vie grâce à Jacqueline et Ruth, deux jeunes filles rencontrées par l'intermédiaire du nouveau pasteur au cours d'une sortie entre « Jeunes Chrétiens ». Ensuite, la maîtresse d'Alexander va mettre au monde un fils, dont elle ne sait pas s'il est de son mari ou d'Alexander et Stephanie va, elle, donner naissance à une fille le jour de la Saint Valentin. Tandis que Frederica fait la connaissance de Nigel Reiver avec lequel elle va entretenir une relation intense.

Il y a également la présentation de La chaise jaune, nouvelle pièce d'Alexander basée sur la fin de vie de Van Gogh avec toute la partie dramatique que cela implique.

Puis survient le drame : Stephanie décède de manière accidentelle dans sa cuisine. Dès lors commence le dur moment pour toute la famille (parents, époux, enfants, sœur) du travail de deuil et Daniel confie ses deux enfants à ses beaux-parents qui vont en sortir métamorphosés : Winifred de mère patiente ne desserrant pas les lèvres devient une grand-mère douce, indulgente et câline et Bill qui avait soumis ses enfants à une main de fer devient un grand-père jouant avec ses petits-enfants, ayant perdu son aspect intense et impérieux...

Nous retrouvons donc dans ce roman la plupart des personnages dont nous avions fait connaissance dans La vierge dans le jardin. La famille Potter, Alexander Wedderburn, Daniel Orton... et nous faisons la connaissance d'autres personnages dont certains vont s'avérer capitaux notamment en raison de l'influence qu'ils vont avoir pour leur entourage.

Nous y voyons en réelle opposition les deux filles de la famille Potter : Stephanie qui a un sentiment d'enfermement dans ses obligations d'épouse d'un homme tourné vers la religion avec tout ce que cela implique d'obligations envers l'église, les bonnes œuvres... et Frederica qui est un esprit très libre et limite volatile. Elle a d'ailleurs horriblement peur de finir « enfermée » comme sa sœur dans le carcan des obligations morales. Nous suivons également les métamorphoses qui s’opèrent pour le reste de la famille Potter : Marcus, qui reprend goût à la vie et tombe sous le charme d'une jeune femme alors que ses parents craignaient dans le premier tome de la tétralogie qu'il ait des tendances homosexuelles, et Bill et Winifred Potter qui vont ressortir totalement métamorphosés du drame qui va frapper leur famille.

Toute cette partie est assez poignante, malheureusement, comme pour La vierge dans le jardin j'ai trouvé qu'il y avait bien trop de descriptions et de digressions qui détournent le lecteur de la trame de base et parfois le perdent dans les méandres d'une histoire ou d'un thème qu'il ne connaît pas. Ainsi beaucoup de références à la vie de Van Gogh, qui, bien qu'intéressantes en soi, n'apportent pas forcément quelque chose au récit et parfois arrivent comme un cheveu sur la soupe. Je n'y ai pas forcément compris l'utilité et j'ai trouvé que cela rendait la lecture difficile. J'ai aussi regretté un style de découpage un peu dur à suivre: les passages d'un personnage à un autre sont parfois faits de manière assez abrupte et incompréhensible. De plus, noyée sous les informations, je n'ai pas réussi à lire ce livre d'une traite et n'ai, je dois le reconnaître, réussi à le finir que parce qu'il est très bien écrit et que certains passages m'ont profondément touchée : l'auteur arrive à faire ressentir les émotions de ses personnages.

Et même si je n'ai pas réussi à apprécier un des personnages de ce roman, il y en a un que j'ai pu détester sans peine, à savoir la mère de Daniel Orton qui se comporte de la pire des manières une fois arrivée chez son fils et sa belle-fille : une peu comme un parasite, elle attend tout des autres, joue les redresseuses de tort, ne fait jamais d'effort...

Somme toute, une lecture tantôt laborieuse, tantôt intéressante où il faut s'accrocher pour pouvoir arriver aux bons passages.
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BYATT Antonia Susan - Nature Morte
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