AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Rencontre avec Susan FLETCHER - 21 juin 2013

Aller en bas 
AuteurMessage
Karen
Admin
Admin
avatar

Messages : 11943
Date d'inscription : 10/07/2011
Age : 39
Localisation : Paris

MessageSujet: Rencontre avec Susan FLETCHER - 21 juin 2013   Ven 28 Juin - 10:43

Tea Time interview avec Susan Fletcher



Susan Fletcher était pour quelques jours à Paris, et nous avons eu l’immense honneur de la rencontrer dans un café parisien, dans le sublime cadre de la place des Vosges, pour un tea time d’exception.
La romancière anglaise s’est montrée d’emblée très accueillante, chaleureuse, souriante et enthousiaste à l’idée de discuter avec ses lecteurs français. Et pour ne rien gâcher, elle se débrouille parfaitement en français avec un délicieux accent.

Susan Fletcher est née à Birmingham en 1979. Un bûcher sous la neige est son troisième roman, après Avis de tempête et La Fille de l’Irlandais  qui a connu un très grand succès en France et a reçu le prestigieux prix Whitbread (l’équivalent du Médicis au Royaume-Uni). Elle habite aujourd’hui à Stratford-upon-Avon, la ville de Shakespeare.


Ce qui frappe en premier lieu dans ses romans, c’est l’omniprésence des passages descriptifs très poussés, très évocateurs et des dialogues moins présents, voire quasiment absents, comme dans Un bûcher sous la neige. C’est une chose à laquelle elle tient particulièrement parce que c’est tout simplement ce qu’elle préfère en tant que lectrice. Ce sont les descriptions les plus importantes dans un récit. Elle adore les descriptions précises et poétiques de paysages qui permettent de visualiser parfaitement le monde dans lequel on évolue, de nous transporter ailleurs. Et tout simplement aussi parce qu’elle se sent peu à l’aise dans l’écriture des dialogues et n’est pas sûr de réussir à faire transparaître sous cette forme tout ce qu’elle a envie d’exprimer.
Elle a tout à fait conscience de la part importante des descriptions dans ses romans et espère vraiment que cela ne gêne pas le lecteur. Pas du tout !
On a d’ailleurs été frappé durant notre lecture d’Un bûcher sous la neige par l'impression d’être transporté à ce point au cœur des Highlands du XVIIe siècle. En écoutant parler Corrag, nous sommes comme Charles Leslie, envoûtés par son récit. On voit les éléments se dessiner sous nos yeux, on entend le chant de l’eau, on sent l’odeur de la tourbe… Un vrai miracle qui est tout simplement le fruit de beaucoup de talents et d’innombrables recherches. Susan Fletcher a habité en Ecosse durant cinq ans, mais y a aussi fait de nombreuses visites en tant que touristes. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle est tombée sur Glencoe et qu’elle a découvert l’histoire de Corrag. Quand elle a lu le destin de la jeune femme, elle s’est tout de suite dit qu’il fallait absolument qu’elle conte son incroyable épopée. Donc pour ceux qui se demandent en s’arrachant les cheveux pourquoi Alasdair McDonald est marié c’est tout simplement parce qu’il en était ainsi dans la réalité. Elle est donc restée sur place un bon moment pour assurer ses recherches mais aussi pour admirer avec attention les paysages. Elle se baladait dans les montagnes et les forêts avec un carnet et un stylo et notait toutes les impressions qui lui passaient par la tête. Et de fait, tous les paysages décrits dans le roman existent, ainsi que la faune (les cerfs) et la flore. La nature est omniprésente dans tous ses romans tout simplement parce qu’elle lui est indispensable pour vivre et se ressourcer. Elle est tombée amoureuse des paysages des Highlands et tenait absolument à ce qu’ils soient rapportés fidèlement sous sa plume.
Pour Reflets d’argent, elle a visités les îles des Highlands, des îles restées encore sauvages, très isolées, avec des habitants qui vivent encore au fil des caprices de la nature, qui ont constamment les yeux fixés sur la mer, sur le temps et ses changements. Et c’est ça qui l’attire… Et ça a été la même chose avec le Pays de Galles, pour La fille de l’Irlandais
Cette plume est justement magnifique, toute en poésie et en grandes envolées lyriques. Juste sublime. Ça aussi c’est quelque chose à laquelle Susan tenait particulièrement. Elle adore la poésie et écrit elle-même des poèmes. C’est une amoureuse des mots et des belles phrases qui donnent la chair de poule quand on les lit. Et elle espère de tout cœur parvenir à ce même résultat chez ses lecteurs.
Elle écrit énormément la nuit, après ses pérégrinations de la journée où elle s’imprègne de l’atmosphère de ses romans.
Une autre constante dans ses romans c’est l’atmosphère triste qui s’y dégage.  Pour Susan, il s’agit sans doute d’une émanation de son âme de poète. C’est aussi parce qu’elle aime faire évoluer ses personnages dans le bon sens. Ils ont été éprouvés par la vie, ont subi des drames et voyagent peu à peu vers la lumière au fil du roman.
Comme Corrag dans Un bûcher sous la neige, ou Moira dans Avis de Tempête, elle est surtout intéressée par les femmes fortes, indépendantes et battantes. D’ailleurs ce sont les héroïnes du quotidien, celles qui doivent lutter contre une maladie, qui doivent surmonter un décès… qui lui servent de modèles, et non pas des femmes célèbres en particulier. Ce sont ces femmes qu’elle dépeint dans ces romans, ces femmes qui ont trop rarement la parole et dont elle aimerait être la voix et le porte-parole.


Elle envisage désormais d’écrire un roman jeunesse centré sur le personnage d’Eponine dans Les Misérables de Victor Hugo. Un personnage secondaire mais ô combien profond et intéressant. D’ailleurs, dans la journée, Susan a pu aller visiter la maison de Victor Hugo et en a été enchanté. Elle compte d’ailleurs revenir à Paris vers septembre pour finir ses recherches sur le personnage et la ville où elle évolue.
Elle aimerait bien ensuite écrire un roman se déroulant en Jamaïque, berceau de sa famille paternel. Un moyen aussi d’y retrouver ses racines. Son arrière grand-père avait été s’y installer pour soigner sa tuberculose et son père y est né. Ce sera sans doute un roman centré sur la famille.


En fait, si Susan était ce week end là à Paris, c’était surtout pour participer au salon de Saint Maur en poche, où elle a reçu le prestigieux Prix Coup de Cœur de la Griffe Noire. Nous avons pu également la rencontrer à cette occasion.




Revenir en haut Aller en bas
 
Rencontre avec Susan FLETCHER - 21 juin 2013
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 6eme salon du jouet " les grands z'enfants" les 15/16 juin 2013
» conventions avril mai juin 2013
» La Nuit de la Littérature (Paris, 1er juin 2013).
» Si vous êtes de passage au Québec ce 1er juin 2013
» Thème de JUIN 2013: "DÉSERT URBAIN" (FIN 23/06/2013)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Evénements & Co :: Rencontres d'Auteurs / Dédicaces-
Sauter vers: