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 Rencontre avec Marie LU - Paris, 11 Octobre 2012

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Karen
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MessageSujet: Rencontre avec Marie LU - Paris, 11 Octobre 2012   Ven 12 Oct - 12:50



Rencontre magique avec Marie Lu





Les éditions Catselmore-Bragelonne nous ont gâtés encore une fois hier en nous proposant une rencontre avec Marie Lu, l’auteure de Legend que nous avons adoré !
Legend est le premier tome de sa trilogie dystopique et dire que nous attendons le suivant avec impatience est un euphémisme. Pour lire nos avis sur le roman, c’est ICI

Marie Lu s’est rendu en Europe essentiellement pour participer à la foire de Francfort en Allemagne, mais les responsables de Castelmore-Bragelonne ont réussi à persuader ses éditeurs de lui faire faire un petit détour par la France. Marie est donc arrivée mercredi à Paris et a passé l’après-midi à visiter l’essentiel : le Louvre, la Tour Eiffel et l’incontournable tea-time chez Ladurée et ses macarons d’exception. La jeune femme nous a confié qu’il lui était impossible de passer par Paris sans faire une halte chez Ladurée. Elle en est ressortie avec les papilles en extase et tout plein de boîtes pour ses amis.
La journée du jeudi a par contre été plus laborieuse : elle a enchainé les interviews dans l’après-midi avant de participer au cocktail organisé dans les locaux de Bragelonne.

Ici entourée de Barbara (éditrice Castelmore - à droite) et de Marie (attaché de presse Castelmore-Bragelonne - à gauche)
Nous avons ainsi eu l’extraordinaire opportunité de l’interviewer durant plus d’une demi-heure hier après-midi et ce fut vraiment un moment fabuleux.
Il n’était pas question de lui reposer les questions générales qu’on pose tout le temps aux auteurs parce que non seulement elle a dû répéter les mêmes choses un nombre incalculable de fois dans l'après-midi mais en plus elle y avait aussi déjà répondu sur le blog de Castelmore. Nous vous les remettons donc ici.
Portrait de Marie Lu (par Castelmore)
Née en Chine, près de Shanghai, en 1984 (ça ne s’invente pas !), Marie Lu passe les premières années de sa vie à Pékin. Peu après le massacre de la Place Tian’anmen, auquel elle assiste cinq ans plus tard, ses parents décident d’émigrer en Amérique. La petite famille s’installe au Texas, où Marie apprend à lire et à écrire sa langue d’adoption, et où elle restera jusqu’à son admission à l’université du Sud de la Californie.
La passion de l’écriture ne la quitte plus et, à l’âge de 15 ans, elle décide d’en faire un jour son métier. Moins de deux ans plus tard, elle signe son premier contrat avec un agent littéraire. Une fois diplômée, elle s’installe à Los Angeles et commence une carrière, qui s’annonce aussi prometteuse que stimulante, dans le secteur du jeu vidéo. Cette carrière prend fin lors de la sortie de son premier roman.
Avant même sa publication aux États-Unis, en novembre 2011, le roman en question, intitulé Legend, fait parler de lui dans les cercles littéraires. Convaincus qu’elle sera la nouvelle star du roman Young Adult, les éditeurs de Marie la préparent à être sous les projecteurs. Certains vont même jusqu’à lui prédire un avenir aussi radieux que celui de J.K. Rowling.
Même si nous lui souhaitons un succès phénoménal, nous nous garderons bien de spéculer… Mais force est d’admettre qu’elle est sur la bonne voie. À peine trois mois après la sortie de son livre, alors que la presse semble unanimement emballée, la rumeur d’une adaptation sur grand écran se confirme. Le long métrage est actuellement en cours de réalisation, et sera produit par l’équipe ayant transposé la saga Twilight.
Aujourd’hui, Marie vit toujours à Los Angeles, et ne réalise toujours pas ce qui lui arrive. Elle termine actuellement l’écriture du deuxième volume de ce qui sera la trilogie Legend !
Quand avez-vous commencé à écrire ? (Question Castelmore)
Je me souviens d’avoir commencé dès l’âge de quatre ou cinq ans. J’ai écrit un « livre » (dix feuilles de calepin agrafées, pour être honnête) sur les animaux de la ferme. Je passais mon temps à assembler des livres de toutes tailles et de toutes formes. Une autre fois, je devais avoir sept ou huit ans, j’ai écrit toute une série de contes mettant en scène des licornes et des chats. Bien entendu, je les ai aussi agrafés. J’ai écrit mon premier « roman » (80 pages manuscrites) à onze ans. C’était du fantastique très influencé par Brian Jacques. Je me souviens m’être demandé comment le sortir en gros tirage pour le faire connaître du public. J’ignorais totalement que c’était le métier des éditeurs, d’ailleurs. Je ne sais pas pourquoi, mais je croyais que les auteurs imprimaient et distribuaient leurs livres à la bibliothèque comme par magie. J’ai attendu mes quatorze ans avant d’écrire sérieusement et de mettre un point final à mon premier manuscrit digne de ce nom.
Que faites-vous dans la vie, à part écrire ? (Question Castelmore)
J’écris dorénavant à plein-temps, mais j’étais auparavant directrice artistique dans un studio de création de jeux vidéo, et plus précisément des applications pour Facebook. Avant ça, juste après l’université, en fait, j’ai travaillé deux ans chez Disney sur certains jeux vidéo.
Quels sont vos livres favoris ? (Question Castelmore)
Adolescente, à l’époque où j’essayais vraiment d’être publiée, je lisais beaucoup d’Heroic Fantasy : David Eddings, Robert Jordan et Terry Brooks. Plus que tout, j’adorais
Harry Potter que j’ai découvert à la sortie de La Coupe de Feu ; j’avais quinze ans. Depuis, je n’ai pas retrouvé une série aussi incroyable. J.K. Rowling est mon idole. Sinon, au-delà de la Fantasy, j’admets que je n’ai pas lu grand-chose, à part des livres imposés par l’école. Autrement, j’ai adoré 1984, La Ferme des animaux, Un Monde parfait, Les yeux dans les arbres, Sa Majesté des Mouches, Les Grandes Espérances, Le Conte de deux cités, Le Mouron rouge
Plus récemment, j’ai lu la trilogie
Hunger Games de Suzanne Collins, La Fille de braises et de ronces de Rae Carson (extraordinaire). J’ai aussi adoré Les Fragmentés de Neal Shusterman, Wintergirls de Laurie Halse Anderson (très dense et déconcertant), Frisson de Maggie Stiefvater et la série Gallagher Girls d’Ally Carter.
Et dans la catégorie adulte, j’adore
Le Nom du Vent de Patrick Rothfuss, Kushiel de Jacqueline Carey, La Jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier, La Stratégie Ender d’Orson Scott Card, et plus encore La Stratégie de l’ombre. (C’est vraiment en adulte ? Ça l’était quand je les ai lus…) Mais aussi : Deux Soeurs pour un roi et The Constant Princess de Philippa Gregory, Fleur de Neige de Lisa See. Récemment, je suis tombée amoureuse du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, et je mentirais si je n’avouais pas mon plaisir à la lecture du Da Vinci Code. Sans rire, on s’est tous laissés embarquer dans ces théories conspirationnistes autour des peintures de Da Vinci. Avouez-le !
Comment en êtes-vous arrivée à écrire Legend ? (Question Castelmore)
L’un des personnages principaux du livre, Day le criminel recherché, hante mon imagination depuis que j’ai quinze ans. Il est apparu pour la première fois sous les traits d’un adolescent rebelle dans un roman fantastique que j’avais écrit au lycée. Malheureusement, j’ai toujours eu du mal à trouver un rival ou un ennemi de sa trempe. Je voulais imaginer un adversaire à sa mesure.
Un jour de 2009, alors que j’étais étendue sur le tapis de mon salon (c’est comme ça que je rêvasse), le film
Les Misérables passait à la télé. La rivalité entre Jean Valjean et Javert m’a fait penser à Day et l’idée principale de Legend m’est venue presque instantanément : Day contre un officier de police aussi malin que lui. J’étais très heureuse de pouvoir ramener Day à la vie, car c’est un personnage qui me tient vraiment à coeur.
Est-ce que Legend pourrait être adapté au cinéma ? (Question Castelmore)
J’espère bien ! CBS détient les droits cinémato¬graphiques pour l’instant, avec Temple Hill Entertainment (Twilight) à la production. Je crois que ça ferait un bon film, mais je ne suis pas très objective. Je pense que ça donnerait aussi un dessin animé intéressant, un peu dans le genre d’Avatar : le Dernier Maître de l’Air ou des Teen Titans. Peut-être quelque chose pour les 8-12 ans, narrant les aventures d’un Day, plus jeune, avant l’époque de Legend ?
Place à l’interview :

Heureusement qu'Alice était là pour traduire nos questions...
Vous êtes d’origine Chinoise et êtes même née là-bas. Est-ce que le roman a été traduit en Chine et comment a-t-il été accueilli là-bas, vu que vous décrivez un univers dictatorial qui peut rappeler ce qui a pu se passer il y a quelques années ?
Les droits du roman ont été vendu à Taïwan mais non en Chine continentale. Il sortira donc à Taïwan au Printemps 2013. Je ne pense pas que les droits puissent un jour être achetés par la Chine même à cause des différents évènements qui y sont relatés et surtout parce qu’une scène de Legend est directement basée sur ce qui s’est passé à Tian’anmen. Le gouvernement, très restrictif, ne sera sans donc sans doute jamais emballé à l’idée de publier Legend. J’espère malgré tout que la sortie à Taïwan se passera bien et que ma famille qui, pour une grande partie est restée en Chine, pourra lire le roman par ce biais et, qui sait, l’apprécier.
Dans Legend, vous décrivez justement un monde totalitaire qui sonne très juste, notamment quand vous évoquez la population étroitement encadrée et contrôlée par l’embrigadement, la terreur et la propagande. Avez-vous fait des recherches précises sur les régimes totalitaires passés ou présents, autre que la Chine ?
Oui, absolument ! Le totalitarisme décrit dans Legend est entièrement basé sur des faits réels. Et d’ailleurs d’abord de mon expérience personnelle. En 1989, au moment du massacre de Tian’anmen, je vivais juste à quelques rues de la place. Et on sortait toujours sur la place pour voir pourquoi les étudiants protestaient. Ce jour-là, ma tante m’a conduite sur la place et je me rappelle parfaitement avoir vu les massacres et les tanks. Et la seule chose dont je me souviens nettement, c’est d’avoir pensé : « mais j’ai école demain ».
J’ai également fait des recherches très poussées sur la Corée du Nord et la plupart des éléments décrits dans Legend sont basés sur le régime nord-coréen. J’ai aussi fait des recherches sur l’eugénisme au XXe siècle, même aux États Unis où on a pu voir par exemple des cas de jeunes femmes qui se faisaient interner parce qu’elles lisaient trop. Ce sont essentiellement ces éléments qui m’ont inspirée.
Vous vous êtes donc inspirée justement de la Corée du Nord qui est un régime totalitaire très militarisé, et c’est une autre caractéristique du monde décrit dans Legend. Vous y décrivez avec précision le monde de l’armée, son organisation, sa hiérarchie. Est-ce que c’est un univers qui vous est très familier ?
Je n’ai aucun militaire dans mon entourage mais c’est un univers qui m’a toujours fascinée. Quand j’étais petite, je voulais devenir pilote de chasse et j’étais très triste parce que ma mère me répondait que ma vue n’était pas assez bonne pour être pilote de chasse. Mais ça reste une passion personnelle. J’adore encore tout ce qui tourne autour de l’aviation. J’adore le film Top Gun. Je trouve que les uniformes sont très très sexy. Il fallait donc que j’en parle dans mon roman.
(Et comme nous étions entre filles, c’était parti : Marie (attaché de presse de Castelmore) a commencé à chanter Take my Breath away et on a évoqué ce moment si sexy où Tom Cruise est sur sa moto…)

En lisant, il y a vraiment deux périodes qui me sont tout de suite venues à l’esprit. La première, c’est la Guerre d’Indépendance américaine, avec le vocabulaire utilisé, les Patriotes, les Colonies… La seconde, c’est l’éducation spartiate avec la mise en place de cette sorte de Sélection Naturelle pour éliminer les éléments faibles et créer une armée d’hommes forts. Est-ce que ce sont des périodes que vous aviez vous-même à l’esprit en écrivant le roman ?
C’est très intéressant que vous évoquiez la société spartiate parce que dans la toute première version du roman, c’est quelque chose que j’avais intégré de façon très claire en appelant ceux qui avaient obtenu le score maximal au test des Spartiates. Et les bébés qui étaient considérés comme inaptes pour la survie du régime étaient abandonnés en haut d’une colline pour y mourir. Les termes ne sont pas restés mais l’idée transparaît encore effectivement dans la version finale de Legend.
Par contre, plus que la Guerre d’Indépendance, j’ai songé davantage à la Guerre de Sécession qui a opposé le Nord et le Sud des États Unis et vu en Legend en quelque sorte une seconde guerre de Sécession qui oppose cette fois-ci l’Est et l’Ouest.
Une dernière question pour finir avec le contexte. Vous décrivez un monde post-apocalyptique d’une Amérique dévastée par les catastrophes naturelles, causées, on s’en doute, par les négligences humaines. Vous évoquez aussi ces immenses élevages en batterie qui font énormément penser à ceux qui existent actuellement aux États Unis –avec les feedlots notamment. Est-ce que l’écologie est quelque chose qui vous préoccupe et du coup, est-ce que c’était un message intentionnel que vous teniez à mettre dans votre roman ?
Oui absolument ! Quand j’écrivais Legend, toute la partie relative aux animaux, qui sont parqués dans des grandes usines sous-terraines, fait directement référence à l’industrie agro-alimentaire américaine. Actuellement aux États-Unis, nous avons constamment des affaires, des reportages où sont faites plein de révélations sur l’industrie agro-alimentaire américaine, et notamment sur les farines animales dans les élevages en batterie, les produits chimiques, les modifications génétiques qui sont de toute évidence nocives pour la santé. Ça m’a choquée de voir que toutes ces choses-là existent et je tenais vraiment à les dénoncer dans Legend. La problématique écologique est donc réelle et très consciente. D’ailleurs avec mon ami depuis, nous essayons de manger le plus possible bio.
Vous avez choisi d’écrire avec deux points de vue, ceux de Day et June, et à chaque fois, on a l’impression de pénétrer dans un univers complètement différent alors qu’ils vivent dans le même monde. Lequel avez-vous préféré écrire et pouvez-vous nous donner votre propre vision des personnages ?
J’ai adoré écrire les deux points de vue mais je pense avoir malgré tout une nette préférence pour Day, tout simplement parce que son personnage est dans mon esprit depuis le lycée. Il est comme un vieux copain qui vit à mes côtés depuis de nombreuses années. Sa vision des choses, ses actions, ses pensées me venaient donc tout naturellement en écrivant. Pour June, il s’agissait davantage d’une expérience car son personnage est sans doute le seul dans Legend avec lequel je n’ai aucune ressemblance. Je ne suis pas comme elle. Elle est très logique, elle analyse tout, ce que je ne fais absolument pas. Ça a donc été un grand défi d’écrire de son point de vue. Mais j’ai adoré. C’était très intéressant d’imaginer comment quelqu’un né avec autant de privilèges pouvait appréhender la réalité et le monde extérieur. Donc au final, écrire les passages sur Day a été naturel alors que ceux de June ont surtout été un défi amusant.
Vous êtes passionnée de dessin et de graphisme, vous avez d’ailleurs un compte sur Deviantart. Est-ce qu’une version graphique de Legend est envisagée ?
Malheureusement, rien n’est prévu pour l’instant, mais j’adorerais cette idée ! J’adore les romans graphiques et que Legend en devienne un serait super. Mais je ne pense même pas que l’idée soit en discussion encore. Je serais vraiment toute excitée de voir comment les personnages et l’histoire seraient adaptés.
Les droits pour un film ont été acquis par CBS. Est-ce que le projet a avancé et est-ce que vous aimeriez participer à l’écriture du scénario et au choix du casting ?
Je suis définitivement excitée à l’idée de voir un jour Legend adaptée sur grand écran. Le projet avance à grands pas, mais je n’y participe pas directement. Ils n’ont pas l’habitude de travailler directement avec les auteurs et ont leur propre équipe pour écrire le scénario qu’ils me montreront au fur et à mesure. Ils m’appelleront aussi à chaque fois qu’ils auront des questions sur le monde de Legend, sur les décors ou tel ou tel personnage. C’est très excitant et impressionnant de participer à cette expérience. C’est ma première immersion dans le monde du cinéma.
Je ne sais pas s’ils me contacteront pour le casting mais ça m’intéresserait énormément, tout simplement parce que je suis curieuse de voir à quoi les personnages principaux ressembleront.
Je ne sais pas exactement à quoi Day et June ressemblent, je n’ai donc pas de casting idéal en tête. Le seul acteur que je verrais pour Day est aujourd’hui trop vieux pour l’interpréter : c’est Leonardo Di Caprio dans
Romeo et Juliette. Je le vois vraiment bien jouer Day quand il avait cet âge-là, et puis s’il avait davantage des traits asiatiques puisque Day est à moitié asiatique. Sinon le seul acteur qui me vient très clairement, c’est Ben Barnes pour Metias, le grand frère de June.
Nous avons adoré la fin de ce premier tome qui est une vraie fin. On sait qu’il va se passer des choses par la suite, mais en même temps nous n’avons pas eu de cliffhanger insoutenable et frustrant. Pourquoi avoir été aussi clémente avec vos lecteurs, car c’est assez rare d’avoir une telle fin dans les séries ?
Je voulais écrire une histoire qui puisse se lire pour elle-même sans avoir obligatoirement besoin de lire la suite. Peut-être que certains ne voudront pas lire le second tome. Je tenais donc à l’envisager comme une histoire complète, qui pourrait presque se suffire à elle-même. C’est comme pour les films en plusieurs épisodes, et qu’on doit attendre longtemps pour avoir le suivant alors que la fin du premier était horrible. Je déteste ça et je ne tenais pas à faire la même chose pour Legend. Par contre, je ne peux promettre que ce soit la même chose pour le second tome…
Il y a quelques jours sur twitter, vous avez posté la réponse que vous avez faite sur votre blog à la violente polémique qui a lieu en ce moment sur la classification Young Adult. Isaac Marion, l’auteur de Vivants, a été très maladroit lorsqu’il a évoqué le genre Young Adult, ce qui a soulevé des tollés dans toute la blogosphère. Et vous y avez-vous-même répondu de façon très intelligente en disant que la classification n’était guère importante au final et qu’être classé Young Adult n’était en aucun cas une honte. Pouvez-vous revenir là-dessus s’il vous plaît ?
Je suis contente que vous me suiviez sur twitter et effectivement je n’ai posté ce texte il y a seulement quelques jours. C’est une polémique qui revient quotidiennement aux États Unis, à laquelle on a droit tous les 2-3 mois. De nombreux auteurs, surtout ceux qui ont d’abord écrit pour les adultes, voient la classification Young Adult comme une honte et une insulte. Comme si les romans Young Adult étaient plus simples et plus bateaux parce qu’ils peuvent être lus aussi par un public adolescent. C’est un genre qui est donc sans cesse stigmatisé dans le sens le plus négatif du terme. C’est une polémique que je ne comprends pas. Pour moi, le Young Adult c’est juste une classification. Et la seule chose qui permet d’ailleurs de classer un roman dans ce genre, c’est le fait qu’on y trouve au départ des personnages encore jeunes et innocents et qui, à la suite de nombreuses péripéties, deviennent à la fin des adultes sans que ce soit une question d’âge mais de maturité. Et c’est tout. Certains romans Young Adult sont très intelligents et profonds, parfois violents et peuvent parfaitement être lus par des adultes et le seraient d’ailleurs sans doute s’ils étaient classés dans les rayons adultes. D’ailleurs, certains romans auraient dû être vraiment classés dans la section adulte, comme La Stratégie Ender d'Orson Scott Card, même si on y trouve un héros qui effectivement passe de l’enfance à l’âge adulte.
Quand j’ai écrit Legend, je n’avais aucune classification en tête. Je ne me suis pas dit : bon allez je vais écrire un roman Young Adult. J’avais juste une histoire en tête et je l’ai écrite. Quand je l’ai fini, mon agent m’a dit dit qu’il allait être classé en Young Adult. Je me suis dit : c’est cool ! Et j’aurais sans doute eu la même réaction s’il m’avait parlé de SF ou autre chose. Ça ne change absolument rien à ce que le roman est dans l’absolu. J’espère donc seulement que cette polémique va prendre fin parce qu’elle est vraiment ridicule et n’a pas lieu d’être.

Pour retrouver la polémique : c'est ici
Pour l’excellente réponse de Marie Lu sur son blog, Lost in Clouds : réponse de Marie Lu
Dernière question : Le second tome, Prodigy, sortira en janvier 2013. Est-ce qu’on a déjà une date française et que pouvez-vous nous révéler sur cette suite ?
Je n’ai aucune idée de sa date de sortie française, mais ce ne sera pas longtemps après sa sortie américaine, rassurez-vous.
Pour les révélations, ce ne sont pas des spoilers mais plutôt des idées générales sur l’ambiance que l’on retrouvera dans le second volet. L’histoire commence directement après celle de Legend, une semaine plus tard précisément. Les lecteurs vont pouvoir découvrir le monde en dehors de Los Angeles. Day et June vont parcourir d’autres villes de la République, mais aussi le reste du monde. On va découvrir ce qu’il se passe notamment dans les Colonies. Dans le premier livre, Day et June étaient en conflit. Dans le second, ils n’ont pas appris à se faire entièrement confiance. Ils vont devoir alors explorer davantage leurs sentiments avant de pouvoir être véritablement ensemble. Leur relation va donc évoluer mais tout ne sera pas encore parfait.
Le temps pour notre interview était largement écoulé, et il était temps de passer aux dédicaces et aux photos. Nous avons été très touchés par ce qu’elle nous a écrit !






Place désormais au cocktail qui était vraiment très sympa. Comme d’habitude, c’était une ambiance festive et détendue en compagnie de membres de l’équipe Bragelonne toujours aussi accueillants, chaleureux et à notre écoute, des bloggeuses qu’on prend toujours plaisir à revoir et de lecteurs qui avaient demandé à être présents.


Un énorme merci à Marie Lu pour sa gentillesse et sa patience.
Un énorme merci également à Marie, attachée de presse chez Castelmore qui nous a permis d’être présents à cet évènement qu’on n’aurait voulu rater pour rien au monde, à Alice, traductrice chez Milady qui a accepté d’être notre interprète durant l’interview et sans qui Marie n’aurait rien compris à nos questions, à César à qui on a tenu la jambe durant la soirée pour essayer de lui soutirer des renseignements sur les futures parutions, et enfin à toute l’équipe. Franchement, vous êtes tops ! Merci !

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Rencontre avec Marie LU - Paris, 11 Octobre 2012
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