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 MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire

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Twixy

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MessageSujet: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 11 Juil - 22:25


Fièvre noire

Karen Marie Moning
J'ai lu - 12€

Quatrième de couverture:
«Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour... le sexe. Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer. La bonne nouvelle : nous sommes nombreux. La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos.»

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Chemindeplume

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 9:40

Je suis sur cette série en ce moment.



Le livre est écrit à la première personne, l'auteur nous invite donc à nous identifier à Mac l'héroine. Issue d'une vie cossue, un drame familial lui donne une bonne claque à l'âme. Elle décide de quitter son cocoon pour trouver des réponses et clairement se venger...

Elle rencontrera un homme (?) trèèèès énigmatique : Barrons Jéricho. Il est insaississable et froid. Bien qu'il semble asocial, il va prendre Mac sous son aile et lui apporter protection. Il a bien évidemment un intéret de taille dans l'affaire. Mais dans ce premier tome, bien que nous découvrions ce qu'il cherche , nous ne savons pas qui il est ni ce qu'il veut faire de ce qu'il cherche.
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Karen
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 10:50

Et pour avoir lu les 5 tomes, on aura toujours du mal à saisir véritablement qui il est, ou ce qu'il est. Mais c'est une partie de son caractère et de son charisme: Barrons est par définition mystérieux...

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Dernière édition par Karen le Sam 17 Sep - 19:33, édité 1 fois
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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 19:01

L'une de mes séries préférées, je crois que tous les ingrédients y sont réunis, actions, intrigue, sentiments et.....Barrons!!
Mac Kayla va entrer dans un monde qu'elle ne soupçonnait pas afin de venger sa soeur et va rencontrer Barrons.
Un véritable coup de coeur!

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kittensbite

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 20:27

Cette série se résume à Barrons love

il m'a completement conquise c'est un vrai mâle !

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Karen
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 20:29

grave! Un Homme, un Vrai, un Tatoué!




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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 17 Sep - 20:52

LOL!!

C'est vrai que sans lui, la série n'aurait peut-être pas été ce qu'elle est, j'attendais avec impatience les passages entre lui et Mac!!!

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Twixy

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Ven 23 Sep - 12:49

Ah cette série: Une vraie merveille !! Et Barrons ... No comment :p

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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 24 Sep - 10:17

Ahhh j'adore ta banniére!!!!

Et oui c'est une série géniale !!!! J'aime beaucoup KMM en général de toute façon!!!


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lee-Anne

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 24 Sep - 11:00

J'aime beaucoup KKM, et après avoir lu le 1er fever (en VO) j'ai quand même sagement attendu que la série soit complète pour m('y remettre. C'est très bien construit, et quasiment cohérent, avec des surprises intéressantes sur le dernier tome qui dévoile la fin de cette saga.

Le style est très différent des 1ers tomes de l'auteur (la série McKeltar) avec certains héros récurrents, mais il faut avouer que JaiLu a massacré les deux tomes consacrés aux jumeaux.

j'ai vu récemment que les trois inédits de la série écossaise allaient sortir sous peu, deux d'entre eux sont des "time-travel" - j'aime bcp l'histoire de Hawk et gabrielle, moins celle du fils d'Adam... et le dernier, Grimm, a une bête intérieure qui émerge en cas de colère. J'ai ainsi découvert le sens de Berseker, (du folklore austro-hongrois) même si je savais qu'en VO "going bersek" n'était pas bon signe... On en apprend tous les jours !

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Twixy

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Dim 25 Sep - 21:20

Merciii Angel !
J'ai hâte de lire son autre série !

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Lapda

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Jeu 29 Sep - 22:05

c'est MA série péréfée !!! tout y est: la romance, l'action, le mystère, les fäes ( oui je suis fan lol), le ton adulte, l'humour, un univers dense et riche, bref TOUT!!!! c'est du pur génie et du divertissement de haute qualité!! et comme le dit karen barrons est et restera mystérieux! j'adoooore!
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Sandra38

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 13 Fév - 20:07

MacKayla, une jeune fille de 22 ans, vient de perdre sa sœur. Elle mène alors une enquête pour retrouver son meurtrier et lui faire payer. Mais entre temps, elle rencontre Barrons qui lui apprend qui elle est ainsi que des choses qu’elle n’aurait jamais pu imaginer… Apparemment, toutes ces choses mystérieuses aurait fait périr sa sœur.

Karen Marie Moning est une auteur que je ne connaissais pas du tout. J’ai beaucoup entendu parler de ses romans, et j’ai voulu tenter. Et je peux dire que je ne suis pas déçu. L’auteur a une écriture très plaisante, on rentre très facilement dans le texte. Elle répartit très bien son histoire entre les descriptions et les dialogues. On n’est pas submergé de détails qui ne nous servent à rien. Et puis, la couverture, elle est vraiment magnifique, elle représente très bien le livre.

L’histoire change. Je n’ai jamais vu de romans qui ressemblaient à celui-ci, contrairement aux histoires de vampires qui commencent à toutes se ressembler. Le fait que ce soit des Fae en personnages principaux, permet de mettre une touche de nouveautés dans le monde de la Bit Lit. Pas de vampires, pas de loups garous… L’action est toujours au rendez-vous, et un roman fantastique sans actions tout le long, n’est pas vraiment un roman fantastique pour moi.

Mackayla, le personnage principal, est quelqu’un de très terre à terre. Elle ne croit que ce qu’elle voit, enfin pas toujours, car au début elle ne veut pas le croire. C’est un personnage très plaisant, pas agaçante, on s’attache très facilement à elle, et on rentre facilement dans sa peau. Barrons, ah Barrons, tout le monde parmi les lecteurs tombaient amoureux de lui, je comprends pourquoi maintenant. Beau goss, mystérieux… tout y ait. J’aime le mystère qui plane au dessus de lui. Qui est t-il ? Ce qui nous permet de faire des suppositions sur lui. Par contre, je n’ai pas trop aimé le personnage de Vlan pour le moment… J’espère que ça ira mieux dans les prochains tomes. Mais je trouve qu’il cache quelque chose, qu’il n’est pas ce qu’il dit être… Bref, à voir par la suite.

En bref, c’est une histoire vraiment intéressante qui mérite d’être connu par son originalité, et ses personnages très attachant. Je n’ai rien trouvé de négatifs dans ce livre, et ce qui est plutôt rare. C’est un vrai coup de cœur de 2011. J’ai hâte de lire la suite et en apprendre plus sur Barrons….
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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 13 Fév - 20:14

Sandra, cette série a fait aussi partie de mes coup de coeur 2011!! et je pense 2012 avec la sortie du 5ème tome!!!

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Fariboles
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 13 Fév - 20:23

Au début, j'avais en tête l'autre série de KMM, j'ai été déboussolée par Fièvre, c' est tellement.différent... Et puis, on rencontre Barrons et là, je suis devenue accro!

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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 13 Fév - 20:24

Qui ne peut pas devenir accro, ne serait ce que de Barrons?!!!

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Lun 13 Fév - 21:06

Normalement je le relis cette semaine
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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 9:25

J'ai relu la série il y a moins d'un mois et l'air de rien il y avait pleins de petites choses que j'avais oublié, mais maintenant je suis à sauter sur le 5ème!!!

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 10:55

moi po prêt snifffff tropnul-bof
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lee-Anne

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 11:36

Scène coupée, trouvée je ne sais plus où sur un site de Karen marie Moning...
les fans reconnaitront la première rencontre de Mac et Barons, du point de vue de Barons !

*************


— Qui c’est ?
Deux heures du matin… Les humains dorment. Sa voix, à travers la porte, est somnolente, douce, sudiste et jeune. Merde, tellement jeune. Innocente.
Dans mon zoo, MacKayla ferait partie des exotiques.

— Jéricho Barons.

— Que voulez-vous ?

Toute trace de sommeil a disparu de sa voix. Elle est désormais aussi réveillée que si elle avait trouvé un crotale dans son lit.
Je ri silencieusement, mais sans humour. C’est plus qu’elle n’en peut gérer.

— Il faut que nous parlions vous et moi. Vous cherchez des informations sur… un certain objet, et de mon côté, je veux comprendre ce que vous savez exactement.

— Je vous attendez plus tôt, Mr Barrons, vous me décevez.

Le sarcasme ne parvient pas à masquer la peur dans sa voix. Je choisis avec soin les mots de ma prochaine phrase. Je veux qu’elle ouvre la porte de son propre gré, qu’elle m’invite à rentrer. C’est important pour moi, la courtoisie.

— Je n’ai pas l’habitude de quémander. Ni de marchander avec une femme.

Elle reste silencieuse un moment, appréciant ma réplique et le fait que je la classe dans la catégorie de femmes avec lesquelles je suis prêt à marchander. Elle a l’impression d’avoir un minimum de contrôle sur la situation.
Comme si j’étais une « situation ». Non, ce qui se tient sur le pas de sa porte, c’est juste un putain de cataclysme.
Les mots. Pourquoi demandent-ils toujours des mots ? Pourquoi croient-ils toujours en eux ?

— Alors vous allez devoir changer vos habitudes, mon vieux, parce que je ne reçois d’ordre de personne, et je ne donne jamais rien gratuitement.

Elle venait de m’appeler « mon vieux » ?
Rien que pour ça, je pourrais la tuer avant même de lui poser des questions.
— Avez-vous l’intention d’ouvrir cette porte, Mademoiselle Lane, ou allons-nous devoir parler ainsi, alors que n’importe qui peut nous entendre ?


Ces formalités lui donnent l’impression que je suis plus âgé qu’en réalité, et moins dangereux. J’utiliserai tous les moyens à ma portée pour entrer là-dedans.
— Qui me dit que vous voulez vraiment échanger des informations ?

— Moi.

— Vous me promettez de répondre en premier à mes questions ?

— Parole d’honneur.

Bon sang, tellement crédule.

— Nous pouvons le faire à travers la porte ?

Dans ses rêves. Et mon sexe n’est pas si long. Je suis venu ici pour deux choses bien précises et je ne partirai pas sans elles.

— Non.

— Pourquoi pas ?

— J’ai besoin d’un minimum de discrétion, Mademoiselle Lane. Cette condition n’est pas négociable.

— Mais je-

— J’ai dit non

— Comment m’avez-vous retrouvée?

Grincement du sommier. Et le son d’un jeans remonté sur ses cuisses.

— Vous avez loué les services d’un chauffeur rétribué à la course pour vous conduire de mon établissement jusqu’ici.

— Chez moi, on appelle ça un taxi et une boutique de livres.

Serait-ce du cynisme ? Aurait-elle du cran sous cet aspect trop lisse ?

— Chez moi, on a de l’éducation, mademoiselle Lane. Connaissez-vous le principe ?

— Vous pouvez parler, grommelle-t-elle. Et ce n’est pas de ma faute. Je déteste qu’on me menace, ça fait ressortir mes plus bas instincts.

Elle ouvre la porte et passe un œil… Une minuscule chaîne de sécurité retient encore le panneau. Je pourrais la briser en un clin d’œil.
Et merde, pensais-je. C’était ça. Une multitude de petits problèmes, et tout à coup, la catastrophe. Et j’étais baisé parce que je voulais cette… cette… gamine naïve. Et elle serait baisée si je la prenais. Et pourtant, pas question que je m’en aille. C’était bien assez dur de l’avoir laissée partir du magasin. J’aurais dû tuer le taxi. Prendre ce que je voulais à ce moment-là. Si innocente. Douce et parfumée. Avec deux ensommeillés. Des cheveux blonds emmêlés qui invitaient à être retenus à pleines mains. Je les voyais éparpillés sur son dos, frôlant les courbes de ses fesses. Et moi sous elle, ou derrière elle. Plongeant en elle. Que ferait-elle ? Que dirait-elle ? Quels cris pousse-t-elle en jouissant? Est-ce qu’elle perd, comme la plupart des femmes, une partie de son âme pendant le sexe ? La laissant à la merci d’un prédateur ? Et merde !

— Puis-je entrer ?

Je ne souris pas. En général, mes sourires inquiètent plutôt les gens.

— Je n’aurais jamais dû vous laisser aller aussi loin.

Ses yeux sont verts, et en colère. Ses mamelons sont durs. Le désir est vraiment un sentiment absurde. Il frappe aux pires endroits et aux pires moments. Elle ne réalise même pas ce qu’elle ressent. Elle a érigé entre nous une barricade de bienséance et de mensonges. Je méprise le type de femme qu’elle est. Je déteste son innocence rose et tendre. Mais mon corps n’est pas d’accord. Je me demande bien pourquoi elle ? Pourquoi pas un lampadaire, pour ce qu’elle et moi avons en commun. Elle est rubans, mousseline et satin. Je suis viande crue et lames du rasoir. Je n’ai jamais été attirée par mon contraire. J’aime ce que je suis.

— Vos mamelons sont durs, murmuré-je, lui donnant le choix d’entendre ou de prétendre qu’elle n’a rien entendu…

Elle cligne des yeux, secoue la tête.

— Qu’avez-vous dit au réceptionniste pour qu’il vous laisse monter ?

Ah, l’oreille humaine a de splendides filtres.

— Que j’étais votre frère.

— C’est ça. La ressemblance physique entre nous est frappante !

La dentelle de son tee-shirt s’agite à chacune de ses respirations. Elle tremble. Et essaie de le cacher. Je jette un coup d’œil à la chambre minuscule, derrière elle. C’est un petit peu mieux qu’une location à l’heure. Et, de toute façon, ça ne prendra même pas ce temps là pour obtenir ce que je suis venu chercher. Mais, d’abord les affaires.

— Eh bien, Mademoiselle Lane ?

— Je réfléchis.

— voilà qui doit vous changer.

— Ne faites pas le crétin

— Je compte depuis trois et je pars. Deux.

— Oh, ça va, entrez, lance-t-elle.

Je me permets un sourire, à ce moment-là, mais uniquement parce qu’elle vient de refermer la porte pour pouvoir décrocher la chaîne et qu’elle ne peut pas me voir. Elle m’ouvre ensuite, et reculé d’un pas. J’ai toujours trouvé étrange qu’il n’y ait que quelques secondes entre le déverrouillage d’une chaîne et l’ouverture des jambes d’une femme. Comme si elles ne pouvaient jamais n’ouvrir qu’une seule entrée. Il s’agit d’une maladie appelée l’espoir. Les femmes en souffrent grandement.
Elle pousse la porte contre le mur. Elle pense être ainsi plus en sécurité. J’entre. Ne vous souciez pas à la fermer. Cela viendra plus tard. Elle repousse de l’orteil un soutien-gorge en dentelle sous le lit mais je verrai bien plus que cela avant de repartir.

— Alors, que se passe-t-il ? Non, attendez… Comment l’épelez-vous ?

Je fais un cercle autour d’elle. Elle tournoie sur elle-même pour rester face à moi, sans vouloir me montrer son dos. Mais je le verrai quand même. Et bien plus encore.

— S.I.N.S.A.R

— Sinsar ?

— Shi-sa. Shi-sa-du.

Je continue à tourner. J’aime la façon dont elle bouge. Si elle baisse les yeux, elle verra que mon manteau est ouvert et que mon costume peine à cacher mon excitation. Mais son attention reste rivée sur mon visage.

— Oh, ça ne m’explique rien du tout. Et le « dou » ?
Je cesse de bouger, face à la porte. Elle se fige, le dos à l’entrée. Un mètre nous sépare. Je la sens. Je la hume.

— D.U.B.H.

— Doubidou ? On dirait une chanson publicitaire.

— C’est un mot gaélique, Mademoiselle Lane. Rien à voir avec le charabia des publicistes.

— Vous n’avez vraiment pas le sens de l’humour

— On ne plaisante jamais avec le Sinsar Dubh.

— Vous m’en direz tant ! Alors, c’est quoi ce truc avec lequel on ne rigole pas ?

Désinvolte. Elle n’a rien à faire ici. Fio avait raison.

Cela serait un geste de miséricorde, Jéricho. Tue-la rapidement avant qu’un des autres la torture pendant des jours, puis lui arrache la gorge.
Bien sûr ! Est-ce qu’il y a écrit miséricorde sur mon front ?
Fais-le pour moi, Jéricho. Je ne peux pas supporter l’idée de ce que l’un des autres pourrait lui faire.
L’un d’eux ? Ou moi, Fio ? Qu’est-ce qui t’inquiète le plus ?

J’ai vu tes yeux. Jéricho, comment peux-tu avoir envie de cette .... cette bêtasse, de cette enfant à la tête vide ? Que pourrait-elle t’offrir ?

— Trop longtemps, dis-je.

Fiona est avec moi depuis trop longtemps.

— Quoi ? s’enquit-elle sans comprendre.

Je suis soudain furieux que MacKayla Lane soit venue dans ma ville, qu’elle pense jouer sur le même terrain que moi et mes semblables, et qu’elle soit maintenant devenue pour moi un problème.

— Rentrez dans votre pays, Mademoiselle Lane. Mariez-vous tant que vous êtes encore fraîche, faîtes des enfants et vieillissez tranquillement auprès de votre gentil mari.

— Allez vous faire voir, Jéricho Barrons ! Et dites-moi ce que c’est. Vous avez promis de le faire.

— Si vous insistez… Mais entre nous, je vous le déconseille fortement.

— J’insiste. C’est quoi ?

— C’est votre dernière chance.

A bien des points de vue.

— Je m’en fiche. Je ne veux pas de dernière chance. Parlez.

De toute façon, je mentais. Sa dernière chance avait été sa première, lorsqu’elle avait passé le pas de ma porte.

— Le Sinsar Dubh est un livre.

— C’est tout ? Un bouquin ? Rien de plus ?

— Au contraire, Mademoiselle Lane. Ne faites jamais l’erreur de le sous-estimer. Le Sinsar Dubh est tout sauf un simple livre. Il s’agit d’un manuscrit excessivement rare et très ancien que d’innombrables personnes recherchent. Certaines d’entre elles
seraient prêtes à tuer pour le posséder.

— Et vous ? Faites-vous partie de ces gens-là ?

— Absolument. J’éliminerai tous et tout ce qui se trouvera sur ma route. Je l’ai toujours fait, et je continuerai à la faire. Envisagez-vous de rentrer chez vous à présent ?

— Sûrement pas.

— Alors c’est dans un cercueil qu’on vous renverra dans votre pays

— Encore des menaces ?

— Je n’ai pas dit que je me chargerai personnellement de vous éliminer.

— Qui le fera, alors ?

— J’ai répondu à votre question, à votre tour maintenant de répondre à une des miennes. Que savez-vous exactement du Sinsar Dubh, Mademoiselle Lane ? Je vous écoute. Et pas de mensonges ! Je le saurais.

Je pouvais bien entendu utiliser « la Voix » contre elle, et la forcer à tout me dire. Mais où serait alors le jeu ?

— Ma sœur était étudiante à Dublin. Elle a été tuée il y a un mois. Juste avant sa mort, elle m’a laissé un message sur mon téléphone portable, où elle me disait que nous devions trouver le Sinsar Dubh

— Pour quelles raisons ?

— Elle ne l’a pas précisé. Elle a juste ajouté que tout en dépendait.

— Où est ce message ? Je veux l’écouter moi-même.

— Je l’ai effacé par erreur.

Son regard se détournait.

— Vous mentez. Vous n’auriez pas fait une telle erreur avec le dernier message d’une sœur pour laquelle vous êtes prête à risquez votre vie. Où est ce message ? Si vous n’êtes pas avec moi, mademoiselle Lane, vous êtes contre moi. Et je n’ai aucune pitié pour mes ennemis.

— J’ai déjà donné une copie de ce message à la police de Dublin. Ils recherchent l’homme avec qui ma sœur m’a dit avoir eu une liaison.

Mais à nouveau, son regard la trahissait.

— Donnez-moi votre téléphone.

— Pas question. Mais je vais mettre le haut-parleur.


Elle active le message. Sans jamais quitter des yeux mon visage. Je
pourrais lui apprendre tant de choses... si elle pouvait y survivre.


— Connaissiez-vous ma sœur ?


Je secoue la tête, dans une négation silencieuse.


— Vous cherchiez tous les deux
ce manuscrit « extrêmement rare », et vos chemins ne se sont jamais
croisés ? J’ai du mal à le croire !


— Plus d’un million de personnes
vivent à Dublin, sans compter celles qui y viennent chaque jour pour se rendre
à leur travail et les flots de touristes, mademoiselle Lane. Ce qui serait
curieux, c’est que j’aie rencontré votre sœur. Que voulait-elle dire par : « Tu
ne sais même pas qui tu es ? »


— Je me le suis demande aussi. Je
n’en ai pas la moindre idée.


— Vraiment ?


— Puisque je vous le dis !


— Hmm. C’est tout ce qu’elle
vous a laissé ? Un message ?


Elle hoche la tête


— Rien d’autre ? Pas de lettre,
ni de paquet ?


Elle dit non de la tête. Je scrute ses yeux. Profondément enfouie, mais
bien présente, j’y trouve une certaine joie. Elle vient tout juste de se moquer
de moi. Mon sexe devient plus dur encore.


— Et vous n’aviez aucune idée de
ce qu’elle entendait par Dubh Sinsar ? Votre sœur ne se confiait jamais à vous
?


— Si ! Enfin c’est ce que je
croyais. Apparemment je me trompais


— Qui voulait-elle dire par « eux »
? De qui s’agit-il ?


— J’espérais que vous pourriez m’éclairer
sur ce point.


— Je ne suis pas un l’un d’entre
« eux », si c’est ce que à quoi vous pensiez. Bien des gens, des
groupes comme des individus, recherchent le Sinsar Dubh. Moi aussi, mais je
travaille seul.


— Pourquoi le voulez-vous ?


— Parce que c’est une pièce
unique. Quoi de plus excitant pour un bibliophile comme moi.


— Et vous envisagez de tuer pour
l’avoir ? Belle mentalité ! Et en admettant que vous le trouviez, qu’en
ferez-vous ? Le vendrez-vous au plus offrant ?


— Si vous n’approuver pas mes
méthodes, ne vous mettez pas sur mon chemin.


— Ca tombe bien, je n’en avais
pas l’intention.


— Très bien. Qu’avez-vous d’autre
à me dire, Mademoiselle Lane


— Rien.


Elle lance un regard glacial vers la porte.


Je ris.


— Dois-je comprendre que vous me
congédiez ? Il y a bien longtemps que cela ne m’étais pas arrivé !


Je la laisse penser que je suis d’accord pour partir… Il est temps de
fermer la porte.


Presque à la porte, je passe devant elle et alors je l’attrape, je la
retourne et plaque son dos contre mon corps. L’arrière de son crâne heurte ma
poitrine. Ses dents claquent. Elle émet un son étouffé de protestation, et une
autre plus rauque qui n’est absolument pas du même acabit. Je passe un bras
sous ses seins.


Je le sens quand une femme veut baiser. Je l’ai senti, à la librairie.
Je le sens maintenant. Elle ne peut le comprendre encore, refuse d’admettre ce
qu’elle désire. Mais son corps le sait. L’attrait passe au niveau biologique,
dans le sang. Pas besoin de la tête ou du cœur. Sa chair est douce et rose,
mais son sang est rouge.


— Que faîtes-vous ?


— Vous avez besoin d’un putain
de mode d’emploi ?


Et j’appuie mon sexe contre
son cul.


— Vous rigolez ? Vous n’êtes
absolument pas mon genre et vous êtes... vous êtes... Quel âge avez-vous d’ailleurs
? Berk !


— Votre odeur me dit le
contraire.


Je hume son parfum. Beaucoup plus suave, maintenant que je suis prêt d’elle.


— Mon odeur ? Vous pensez que vous
pouvez sentir que je… Oh! Lâchez-moi ! Maintenant ! Lâchez-moi ou je crie !


— Vous n’allez certainement pas
crier, je vous le promets.


Sous mon bras, son cœur bat fort, sa respiration est rapide et
superficielle. L’excitation sexuelle altère les lignes de son corps, qui
fusionne contre le mien. L’échine d’une femme change quand elle veut baiser, une
subtile et souple modification à la base, une courbe plus accentuée en ce creux
où se réunissent le dos et les fesses. Les seins sont plus denses et remontent
imperceptiblement ; l’inclinaison de la mâchoire change, comme si la bouche et
les muscles se préparaient. Il y a une éternité que j’étudie les humains. Le
désir infuse chacun de leurs mouvements. Les cartes de leur navigation
intérieure s’affichent partout sur leur peau. Ils sont nés pour être esclaves.


— Vous êtes malade. Je ne vous
veux pas. Sortez de ma chambre.


— Ainsi, vous pourrez vous
enfouir dans le lit pour pleurer la sœur que vous avez perdue et méditer sur
votre propre ineptie ? Griffonner vos plans stupides et préparer votre
vengeance ? Vous ne savez même pas ce que signifie ce mot. (Mais elle pourrait
apprendre.) Êtes-vous si pressée d’être seule avec votre douleur ? Est-ce une
compagnie si appréciable sous des draps ? Quand vous êtes-vous jetée à corps
perdu dans une bonne baise pour la dernière fois, Mademoiselle Lane ? L’avez-vous
déjà fait ? Je pense que ça a toujours été doux, gentil et propre, et quand une
fois terminé, vous vous restez étendue à vous demander pourquoi on en fait tout
une histoire.


— Vous êtes fou! Vous le savez,
pas vrai ? Complètement frapadingue ! Comment osez-vous venir ici, me
menacer et m’intimider, me dire des horreurs pour ensuite essayer de coucher
avec moi ? Et vous moquer de mes expériences qui ont été tout à fait
satisfaisantes.


— Je ne veux pas coucher avec
vous. Je veux juste vous baiser. Et une expérience « satisfaisante »
n’existe pas. « Parfaitement satisfaisante » encore moins, insiste-je
d’un ton moqueur. Les hommes que vous avez connus devraient être abattus pour
mettre fin à leurs tourments. Le vrai sexe doit faire perdre la tête, ou alors
ce n’est pas assez. Voulez-vous que je vous fasse perdre la tête, Mademoiselle
Lane ? Venez. Tentez le coup. Soyez une grande fille.


Son corps tout entier tremble dans mes bras.


— Je ne vous apprécie même pas.


— Moi non plus. Mais ma queue
est dure et vous êtes mouillée.


— Vous ne pouvez pas le savoir !


Ma main glisse vers les boutons de son jean.


— Vous voulez que je le prouve ?
Si vous persistez à mentir, vous ne me laissez pas le choix.


Je décroche le premier bouton, puis le second. Sa colonne vertébrale se
modifie contre mon corps, se courbe davantage, devient encore plus souple. Le
corps humain est vraiment remarquable.


— Etes-vous mouillée,
Mademoiselle Lane ? Oui ou non ? (Elle ne répond pas. Je fais sauter le
troisième bouton.) Faisons un marché. Je vérifie. Et si vous ne mouillez pas,
et je m’en vais.


Elle feule.


— Répondez.


— Ca ne vous regarde pas.


— Dites-moi d’arrêter.


J’enlève le quatrième bouton. Il n’en reste qu’un seul.


— Je vous hais.


— Je peux vivre avec ça.
Avez-vous baisé depuis votre sœur a été assassinée ? Laissez-vous aller,
Mademoiselle Lane. Pour une fois dans votre petite vie circonscrite,
laissez-vous aller au plaisir du sexe


Elle est soudainement d’acier dans mes bras. Elle me repousse avec ses
hanches, se retourne dans mes bras, plaque ses mains sur ma poitrine et me met
un coup de genoux dans les couilles. Ou du moins, elle essaie. Je la bloque
avec mon genou à la dernière seconde.


— Vous ne savez rien de moi!


Sa poitrine se soulève, un pouls bat sauvagement dans sa gorge.


— Je vous connais mieux que ceux
que vous appelez vos meilleurs amis. Je vous vois.


— Ouais ?


Sa mâchoire durcit. Il y a quelque chose qui brille au plus profond de
ses yeux. Je me fige. De quoi s’agit-il ? C’est très différent de ce qu’elle
montre à la surface. Je ne m’y attendais pas. C’est intéressant.


— Et qu’est-ce que tu vois ? demande-t-elle,
presque en grognant.


— Une femme qui a vécu toute sa
vie dans une cage. Et qui déteste ça. Vous en avez assez, pas vrai ? D’attendre
de vivre vraiment. Et quand il arrive finalement quelque chose, vous perdez ce
que vous aimiez le plus. Alors, réagissez. Explosez ! Lâchez-vous !


Elle me jette un regard fixe en s’humectant les lèvres.


— Criez. Dites des gros mots.
Mettez-vous en colère. Et défoulez-vous sur moi.


J’avance, l’attrape brutalement entre ses jambes, et la frotte de ma
paume. La chaleur qui émane d’elle est incroyable.


— Dites-moi d’arrêter


Elle reste immobile un long moment. Enfin, elle incline la tête vers la
gauche.


Je ris.


Je passe ma main dans son pantalon, le cinquième bouton saute et
cliquète sur le sol. J’introduis un doigt en elle, ses genoux lâchent et son
corps tome sur moi, de tout son poids. Putain, elle est trempée. Nous nous
allongeons ensemble sur le sol.


— J’en ai marre d’être comme ça,
siffle t-elle. Je déteste ma vie. Je déteste tout de ma vie!


Elle m’étrangle avec ma cravate, maladroite dans sa hâte de l’enlever.
Elle vit encore dans un monde où les garçons se déshabillent entièrement, et où
les filles les attendent sur le dos. Mais la nudité n’est vitale qu’à deux
seuls endroits.


— On s’en fout de la cravate.
Détache mon pantalon.


Elle l’arrache si fort qu’elle casse la fermeture éclair d’un costume à
dix mille dollars. Je l’attrape par la taille de son jean, et le lui fait
glisser le long de ses jambes. Elle veut se retourner mais je suis déjà
derrière elle. Je la repousse vers le sol.


— Reste là, je te veux comme ça.


— Mais vous avez dit que je
pouvais…


— Au prochain tour.


— C’est pour moi, tout ça, vous
vous souvenez ? C’est ce que vous avez dit. Je veux ce que je veux, maintenant.



— Essayez, Mademoiselle Lane,
essayez.


A son crédit, elle le fait. Mais je suis plus fort. On commence à ma
manière, et elle n’a pas l’air de s’en plaindre, au vu des cris qu’elle émet. Je
crispe mon poing dans ses cheveux, j’écarte ses jambes aussi largement que
possible, l’écrasant contre le sol. Plus tard, je la mettrai à quatre pattes.
Mais là, j’ai besoin de l’immobiliser pour la prendre. Je plonge entre ses
jambes et elle pousse un cri étouffé. Elle est trempée et brûlante. L’air
explose entre nous deux. Elle courbe le cou et hurle. Pendant un moment, je ne
bouge pas. Je n’en ai pas envie.


Elle se cabre sous moi.


— Vas-y, salaud!


— Quand je serais prêt.


Je ferme mes mains sur ses côtes. Elle se débat. Elle aura des
meurtrissures. Je prévois quelques souvenirs cuisants. Mon sang se fige. Je
deviens encore plus dur. Je commence à bouger, et perds la notion du temps.
Quatre heures semblent quatre minutes. Pour un être si doux, elle prend son
putain de pied à la dure. Je la goûte. Je pourrais la dévorer vivante. Elle referme
sa bouche sur mon sexe. Je prends sa tête dans mes mains. Je pourrais ne pas la
laisser partir. Humide de transpiration, je la souille avec vénération, ou bien
je la vénère en la souillant. Chaque – centimètre – de – son – putain – de
super – corps. Et elle aime ça. Aucun tabou chez cette femme. Je n’aurais
jamais cru ça d’elle. Et elle crie effectivement…


Quelques heures plus tard, je roule sur le dos, mets les bras derrière
ma tête et la laisse onduler à sa guise sur moi. Elle en redemande.


La tête renversée en arrière, la colonne vertébrale arquée, elle se
fiche des règles, de la morale, et ne pense plus qu’aux impératifs de sa libido.


Je pars juste avant l’aube.


À la porte, je me retourne et la regarde. Et je secoue la tête. Elle à
le dos tourné, et s’est enveloppée dans un drap.


— Mac.


Quand elle se tourne lentement, un juron étouffé m’échappe. Déjà, elle a
changé. Ca a commencé quand j’ai remis mes vêtements. Maintenant, c’est presque
terminé. Ses yeux sont différents. Méfiants, amers, marqués par l’émotion
humaine que je méprise le plus : le regret. Je me suis trompé. Elle n’était pas
prête. Pas encore.


A midi, elle me détestera. Ce
soir, elle se sera convaincue d’avoir été violée. Demain, elle se haïra.


Je traverse la pièce, pose la main sur sa bouche et écrase mon bras sur
sa poitrine, lui comprimant les poumons pour qu’elle ne puisse plus prendre une
seule bouffée d’air. Sa vie dépend de mon bon vouloir. Je peux la prendre. Je
peux la lui rendre.


Je me demande ce que deviendrait MacKayla Lane, dos au mur, dépouillée
de toutes ses défenses, testée au-delà de l’endurance ?


Je pose ma bouche contre son oreille. Mes mots sont doux.


— Rentrez chez vous Mademoiselle
Lane. Vous n’avez rien à faire ici. Laissez tomber la police. Cessez de poser
des questions. Ne cherchez pas le Sinsar Dubh, ou vous mourrez à Dublin. Voilà
des années que je traque le Sinsar Dubh. Je ne laisserai personne s’interposer
entre lui et moi et risquer de tout faire échouer au dernier moment. Personne. Il
y a deux sortes de personnes, dans ce bas monde. Celles qui survivent à n’importe
quel prix et les victimes qui n’ont pas la force de lutter.


Je lèche la veine flottant au côté de son cou. Son cœur bat comme celui
un lapin effrayé. Sa peur ne m’excite pas. Pourtant, mon sexe est si dur c’en
est douloureux. Je devrais tout arrêter maintenant. Lui arracher la gorge, la tuer
dans ce miteux petit appartement. Peut-être que je la tuerai demain. Peut-être que
je l’enchaînerai dans ma librairie pour un temps. Je vais lui donner une seule
chance de s’enfuir. Si elle reste, je suis déchargé de toute responsabilité quant
à ce qui lui arrivera.


— Vous faites partie de la
seconde catégorie, Mademoiselle Lane. Vous n’êtes qu’une agnelle dans une cité
de loups affamés. Je vous donne jusqu’à demain soir, 21 heures, pour quitter ce
foutu pays et ne plus jamais croiser ma route.


Quand je le lâche, elle tombe au sol.


Je me penche sur elle, touche son visage, chuchote les mots d’un ancien
sort druidique. Quand c’est terminé, les seuls souvenirs qu’elle conservera de
cette nuit seront notre conversation et mes menaces.


Elle ne saura jamais que, ce soir, elle a été mienne.


***

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 12:00

merci merci ^^
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Sandra38

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 12:33

j'adore !!! merci :)

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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Mar 14 Fév - 12:43

OUI!!! je me souviens de cette scène!! Barrons est tout simplement franchement comment ne pas craquer?!!!

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elisabeth7

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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 18 Fév - 11:44

je viens de commencer cette série, c'est une vraie découverte ! je ne sais pas pourquoi je ne m'y étais pas intéressée plus tôt !
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Angel
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MessageSujet: Re: MONING Karen Marie - Les Chroniques de MacKayla Lane - Tome 1 : Fièvre noire   Sam 18 Fév - 12:37

Et tu sais quoi Elisabeth, c'est que le début!!!! Attend d'arriver au 3 et le 4 et ....

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