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 TEAN Julia M. - Résilience

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Karen
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MessageSujet: TEAN Julia M. - Résilience    Jeu 13 Oct - 11:28



Résilience
Julia M. Tean

Rebelles Edition
sortie en octobre 2016

Quatrième de couverture :

Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

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Karen
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MessageSujet: Re: TEAN Julia M. - Résilience    Jeu 13 Oct - 11:36

Mon avis :

Un sublime récit, fort et poignant, qui vous retourne le coeur et l'esprit...

Dès la première page, le sous-titre du roman donne le ton : Résilience, origines d'un parricide. Et le roman s'ouvre en effet alors que Vincent, tout juste 19 ans, voit brûler le corps de son père qu'il vient tout juste de tuer. Un crime atroce qui sonne pourtant comme une délivrance.
Vincent est envoyé en prison mais dans un va-et-vient perpétuel entre passé et présent, l'auteure nous laisse entrevoir son calvaire, l'horreur que fut sa vie entière depuis sa naissance, la haine qui l'étouffe, la haine de ses parents, la haine de ceux qu'on lui a appris à haïr, la haine de ce qu'il est devenu. Une haine qui l'a poussé à commettre l'irréparable et à se retrouver enfermé au sortir de l'adolescence.
En prison, Vincent rencontre Yassir qui partage sa cellule. Il est tout ce qu'il a appris à haïr : un étranger, un musulman, un PD. Il est aussi tout ce qu'il aurait voulu devenir. Avoir la force de s'avouer enfin ce qu'il est.
Au fil des jours, ils vont se rendre compte que beaucoup de choses les rapprochent : un même crime mais surtout une même passion, la danse. Un havre de paix et de beauté au milieu d'un océan de laideur et d'horreur. D'autant plus que Vincent ne dit pas tout. Il évoque certains aspects de son passé qu'à demi-mots mais, dès le départ, on parvient à entrevoir une terrible vérité qui nous retourne le coeur.

C'est sciemment que je ne dévoile pas grand chose ni sur Vincent ni sur son entourage ou ce qu'il a vécu. Il faut le découvrir par soi-même pour garder intactes toutes les émotions...

Julia M. Tean ne nous épargne rien. Si vous pensez lire une romance, vous pouvez passer direct votre chemin. C'est un court roman d'une centaine de pages qui nous présente un pan de vie, ou plutôt de survie, de non-vie. Comme un témoignage. Un roman qui nous fait comprendre que même les pires actes peuvent avoir des explications plausibles, des excuses et que parfois il n'y a nul espoir, ni de rédemption, ni de vie.
Et c'est là qu'on remercie l'auteure de ne pas avoir écrit plus de pages. Tout le récit est incroyablement dur, parfois insoutenable, autant dans le verbe que l'action. De la première à la dernière page, nous évoluons dans un huis clôt oppressant et angoissant, si bien que la fin arrive comme une libération, comme la bouffée d'air frais qu'on peut enfin prendre.
On a le coeur brisé pour Vincent, pour ce qu'il a du endurer, pour son calvaire qui ne finit jamais. Mais malgré tout, au milieu de toute cette horreur, l'auteure nous offre des scènes incroyablement poétiques et belles, que ce soit avec Pedro, le professeur de Vincent, ou avec Yassir. Des scènes qui nous aident à tenir et nous poussent à espérer. En vain, on le sait bien…

Bref, vous l'aurez compris, Résilience est un roman intense et très dur, qui nous prend aux tripes, et qu'il est impossible de reposer une fois la première page tournée…








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Founa
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MessageSujet: Re: TEAN Julia M. - Résilience    Jeu 13 Oct - 18:18

Rien qu'à lire ta chronique je ressent l'emotion...
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louve

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MessageSujet: Re: TEAN Julia M. - Résilience    Jeu 13 Oct - 18:52

Vincent a commis ce qu'il espérait être sa délivrance : il a enfin sauté le pas et tué cet homme qui lui a donné la vie. Un père ? Non, Franck n'avait rien d'un père ni son épouse d'une mère. Et Vincent avait besoin de se délivrer de son bourreau, de goûter à la liberté. Lorsqu'il a commis ce geste de désespoir il en acceptait la suite : la prison, le jugement, le regard des autres. Mais sa prison finalement devient un peu sa liberté, celle de comprendre enfin qui il est au fond de lui...

Résilience est une claque magistrale. L'auteur parvient à nous proposer un portrait unique, celui de Vincent, frêle garçons, malade qui plus est. Un sac de frappe sur jambe pour son père, Franck, homme violent, raciste et homophobe qui ne semble avoir aucune once d'amour en lui. Être humain détestable et antipathique que ce Franck, le véritable monstre, celui qui fait de notre héros cet être chétif et craintif qui ne sait pas que les émotions et les sentiments sont beaux peu importe la sexualité ou la religion.

Ce roman est un coup de poing sur la tolérance et l'acceptation de soi. Vincent, si malheureux si triste si effacé. Pauvre victime d'une famille qui n'accepte pas sa maladie, sa différence, cri déchirant d'un enfant qui n'espère qu'une chose avoir une famille, une vraie où on lui offre un peu de chaleur, de réconfort et surtout de l'estime concernant sa personne et son être. Pfiou j'ai ressenti tellement d'empathie pour Vincent. Je pardonnais chacun de ses gestes, chacune de ses décisions, les bonnes comme les moins bonnes. J'avais autant la haine que lui de voir tout ce qu'il subissait que ce soit avec son père ou en prison. Pauvre âme errante qui ne fait que subir la violence des autres sous prétexte qu'il paraît plus faible et différent...

   
Citation :
«  Bordel de merde ! Ca ne va pas recommencer ! Beugle la mère.
   Hurler n'y changera rien. Vincent n'arrive plus à respirer normalement. Couché sur le tapis du salon, il halète en serrant les poings. Il est plus de minuit. Le dernier client enfile sa chemise en dévisageant la prostituée qui secoue le corps fébrile de son fils.
   - Eh toi, tu pars pas sans payer ! Braille-t-elle alors que le client pousse la porte d'entrée.
   Il se retourne et lui adresse un doigt d'honneur.
   - Je n'ai pas eu le temps de jouir avec tes conneries. Occupe-toi de ton gosse mère indigne !
   Page 35.


Parce que oui en plus d'un père violent et dangereux, Vincent n'a pour mère qu'une prostituée qui ne s'occupe jamais de lui trop occuper à écarter les jambes pour un peu d'argent. J'ai eu honte de cette femme dégueulasse et exécrable. L'envie de lui ôter à jamais toute envie d'avoir des relations sexuelles. Le dégoût pour cette femme était profond, déstabilisant. Une femme qui finalement n'a pas une once de maternité pour son fils et préfère que ce soit lui qui se fasse tabasser à sa place comme en témoigne ce triste passage :

Citation :
   «  Elle soupire dans l'ambulance. Elle sait ce qui l'attend. Il va la frapper et il va la baiser. Violemment. Il va la faire souffrir parce que la gosse ne sera pas là pour lui servir de punching-ball. »
   Page 36.


Vous voyez un peu le topo ? Et on s'étonne qu'un tel enfant finisse par tuer son bourreau... Mon pauvre Vincent que j'ai eu mal au cœur pour lui, pour ses souffrances, son mal-être, sa maladie, son rejet de sa sexualité...Il tentera le tout pour le tout pour qu'une fois enfin son père soit fier de lui, mais peine perdue et l'enfant s'enfonce dans un cercle de plus en plus violent. Il agresse des gens dans la rue avec une bande de skinhead dans le seul but d'être enfin quelqu'un de puissant qui ne s'écrase plus. Que j'ai eu mal au coeur de le voir se venger ainsi sur des arabes et des homosexuels pour faire comme les autres.

Je ne suis pas une lectrice sensible, loin de là. Avec tout ce que j'ai lu depuis tant d'années j'ai vu des monstres défiler dans les pages de mes lectures. J'ai vu des victimes réduites à de simples pantins à peine vivants. Mais jamais, je n'avais rencontré quelqu'un comme Vincent. Et pourtant il a des similitudes avec Kimy dans les Démoniaques que j'ai chroniqué plus tôt. Plus de similitudes qu'on ne le croit d'ailleurs en y repensant. Un garçon touchant qu'on apprécie de suite et qu'on veut aider, apaiser tout comme tenteront de le faire à la fois Pedro, Yassir ou encore Mélissa. Des gens bons, des lueurs d'espoirs pour ce jeune garçon qui n'aura connu que haine, violence, déchainement de rage et de coups sur son corps frêle... Pauvre Vincent.

On vit l'histoire de Vincent à deux époques différentes. Celle de son apprentissage de la violence lorsqu'il n'est qu'un enfant et qu'il trouve enfin une échappatoire à ce qui lui sert de famille et Vincent majeur après qu'il ait tué son géniteur. Oui géniteur, il ne mérite absolument pas le titre de "père". Mais voilà c'est une fois qu'il a activé la machine de la vengeance que les gens commencent à comprendre ce garçon si effacé et surtout si amorphe, sans émotion. Son besoin d'extérioriser par la violence tout ce qu'il gardait enfoui en lui comme une bombe à retardement... de la dynamite pure entourée de chair et enrobée d'os et de sang...

Et plus on avance dans l'histoire de ce jeune homme qui se découvre enfin un don et une passion plus on pressent le pire qui hélas arrive subitement sans crier gare... Je n'imaginais pas un tel final aussi intense. L'auteur a su choisir les mots, efficaces et sobres pour nous faire nous sentir au plus mal. Oui les larmes n'étaient pas loin et c'est bien la première fois que je ressens tant d'émotions avec un livre si court, si rapide à lire et si addictif.

Sur ces quelques lignes (oui j'ai fais court pour cette chronique) je vous laisse découvrir par vous-même ce roman puissant et dont les thèmes sont magnifiques et me sont chers. Si vous êtes sensibles, trop sensibles prévoyez les mouchoirs et venez faire la rencontre de Vincent, cet être magnifique, qui tel un cygne prendra son envol espérant un avenir meilleur. Julia ne m'avait pas menti ce roman est fort en émotion !

Les plus :
- la plume qui reste sobre et douce pour se révéler très efficace.
- la psychologie des personnages très bien développé en si peu de pages.
- Les thèmes abordés par l'auteur, puissants et d'actualités.

Les moins :
- Peut-être à éviter si vous n'aimez pas les romans tristes, sombres, si vous êtes trop fragiles psychologiquement.

en gros... un bijoux dont je rejoins l'avis de Karen !
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Walkyrie

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MessageSujet: Re: TEAN Julia M. - Résilience    Jeu 19 Jan - 23:15

Bouleversant ! Le roman est fort et addictif, le genre qui vous attrape pour vous retourner le cœur et les sens, qui vous rend accroc dès les premières lignes atroces et difficilement soutenables et pourtant, ne vous donne qu’une envie, en savoir plus et comprendre l’acte abominable d’un fils envers son père.

L’auteure a choisi, en un peu plus d’une centaine de page, de traiter de thèmes forts, violents, agressifs pour le lecteur : la maltraitance, la prostitution, l’homophobie, la xénophobie et j’en passe. Ah oui, on ne peut pas dire que l’auteure ménage son lectorat, elle a voulu jouer sur la crudité des situations, sur les mots lourds de sens, sur des actes qui s’accumulent pour toujours plus nous horrifier, nous dégoûter et certainement nous faire prendre conscience d’une réalité qui existe.

Vincent a dix-neuf ans, il se sent libre, il vient de tuer celui qui abusait de sa force et de son pouvoir depuis toujours, Franck, son père. Vincent est arrêté et plaide coupable, il est emprisonné. Dans sa cellule qu’il partage avec Yassir, un algérien, et avec l’aide d’une future psychologue très intéressée par son cas, il revit les réminiscences du passé, un passé horriblement douloureux qui cache pire encore. Peut-être est – ce là le comble de la situation, être enfermé, être libre du joug d’un père abusif, un avant goût d’une résilience possible.

Vincent est personnage qui n’est pas gâté par la vie, malade, maigre, chétif, effacé, pâle. Une mère absente, qui se prostitue sous le toit familial et en fait profiter son fils, qu’elle achève de traumatiser en ne lui témoignant jamais d’affection, pas la moindre tendresse, aucun acte d’amour maternel, l’indifférence la plus totale. Un père, Franck, routier qui s’absente régulièrement, en sachant parfaitement les activités de sa femme, et revenant chaque fois plus haineux, plus violents, distribuant les coups sur le pauvre corps de l’enfant, de l’adolescent, l’humiliant dès que possible, le brisant dans son humanité, pour Franck, Vincent est un moins que rien, une pédale bonne à s’habiller en robe, et certainement pas un homme. Traumatisé, transformé, Vincent essaiera d’acquérir l’amour des siens, du moins des attentions minimes, puis tout simplement une paix, un apaisement des travers de ses parents, pour cela, il intègre le club de son père, un groupe de nazis, homophobe, xénophobe qui s’amuse à tabasser les étrangers et les homosexuels, un groupe qui se paye des prostitués sur la banquette arrière de leur bagnole ou sur des bancs publics pendant que leur pote s’évertue à fracasser de la « pédale ou du bougnoule ». Vincent est donc modelé, assujetti aux idées extrêmes qu’on lui rabâche sans cesse depuis son enfance. Les bourreaux ont crée un être dénué de toute sociabilité, perdu dans des idées qu’on lui a inculqué à coups de poings.

Et pourtant, une passion, un homme, Pedro, va apporter une lueur d’espoir qui va malheureusement vite s’éteindre, un espoir tout de même qui va marquer Vincent, une fissure, une brèche dans son modelage… De cette passion, on pourra peut-être reprocher qu’elle apparaît trop évidente pour Vincent, sans base, sans jamais avoir pratiquer, il devient très vite talentueux… Vincent cherche surtout de l’attention, de la tendresse, de l’affection et surtout de l’amour, des choses qu’il n’a jamais connu.

« Je ne suis pas différent. Tout le monde s’aime de la même façon, et puis quand il s’agit de sexe, c’est toujours la même chose, il s’agit d’un mélange des corps, d’une union. Alors je ne vois pas en quoi cela ferait de moi une personne différente. »


Et puis, il y a ce meurtre, dix-neuf ans, Vincent n’en peut plus, il profite d’une faiblesse paternelle pour le tuer, un meurtre violent, horrible à l’image de la victime. Une vive sensation de liberté, de puissance qui très vite s’estompe, une fois l’effet du meurtre passé… Vincent se pense être un monstre, se pense monstrueux, pourtant il accepte sans scier les conséquences de son acte ; la prison.

« Des monstres comme moi, vous pouvez le dire, je sais que j’en suis un. »


Une nouvelle rencontre, un nouvel homme, Yassir, le co-détenu, a commis lui aussi un acte irréparable, et dans ses yeux sombres et ténébreux, intelligence et déduction viennent rapidement comprendre qui est Vincent, ce qu’il est, ce qu’il cache, ce qui va profondément perturber le jeune homme qui a bien du mal à accepter d’être mieux compris par autrui que par lui – même. Une jeune femme, future psychologue va également s’intéresser à son cas, l’écouter, lui apporter un certain apaisement. Ces deux personnages vont peut-être lui apporter ce qu’il recherchait depuis tout ce temps ; un peu d’attention, un peu de tendresse, une reconstruction est peut-être alors possible ?

Pour le savoir, il vous faudra lire ce roman. C’est court, c’est intense, l’auteure accumule les scènes passés dérangeantes mais nous réserve le clou de l’horreur dans son dénouement, un dénouement discutable, précipité qui achèvera certainement de vous broyer le cœur après avoir eu quelques uppercut bien sentis en lisant certains chapitres évoquant le passé de Vincent. Pourtant étonnamment, on s’habitue aussi à ces horreurs, peut-être à cause de leur multitudes, de leur intensité égale ? L’auteure nous maltraite, les bleus psychologiques s’accumulent jusqu’à la déchirure où les hématomes deviennent des blessures sanglantes, l’auteure joue avec nos nerfs, avec nos émotions, nos sens, pour nous tirer quelques larmes quand nous fermons l’ouvrage, un vrai carnage émotionnel. Le pire dans tous ça, c’est qu’elle nous rend addict, on en redemande, on ne lâche pas notre livre, on reste accrocher à cet espoir que peut-être tout peut changer…

Ce qui met le plus en colère, c’est l’indifférence des autres face au cas de Vincent, il est faible, il est malade, il est transparent, personne ne le voit, personne ne bouge pour le tirer de cette vie merdique qu’aucun enfant ne mérite ça, personne ne voit les bleus, le choc psychologique, quand la fiction rejoint la réalité, ça fait peur, très peur. Sans cautionné l’acte, on comprend toutefois pourquoi.

En bref, que cache ce nounours au ruban couleurs arc en ciel ? La vie traumatisée et détruite d’un enfant. Que cache ce parquet qui s’assombrit ? Des actes violents, des humiliations, des choses malheureusement qui ne ce cantonnent pas à être seulement fictives. Une lecture à ne pas mettre entre toutes les mains, ou peut-être que si finalement, sachez que cela existe et c’est là le plus révoltant !
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TEAN Julia M. - Résilience
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