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 HILTON L.S. - Maestra

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coraline
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Date d'inscription : 20/03/2012
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MessageSujet: HILTON L.S. - Maestra   Jeu 18 Fév - 12:44



Maestra
L.S. Hilton

Sortie le 10 mars 2016

Quatrième de couverture :

Judith Rashleigh travaille en tant qu'assistante dans une prestigieuse salle des ventes londonienne, mais ses rêves de percer dans le monde de l'art ont été graduellement émoussés par les forces du snobisme et de la corruption. Afin de joindre les deux bouts, elle travaille au noir comme hôtesse dans l'un des bars les moins salubres du West End. Mais à vrai dire, la nature de ces activités reste très bon enfant par rapport à ce qu'elle fait de ses soirées libres... À peine Judith a-t-elle découvert une conspiration au sein de sa salle des ventes qu'elle est licenciée, sans avoir le temps de dénoncer la fraude. En désespoir de cause, elle accepte l'offre de l'un de ses clients réguliers du bar de l'accompagner sur la côte d'Azur. Mais lorsqu'une tentative malavisée de lui faire avaler des sédatifs tourne mal, Judith n'a plus le choix : elle doit fuir. Seule et en danger, Judith ne peut à présent plus compter que sur son art consommé du faux-semblant pour s'immiscer parmi les people et les nantis, et sur les informations qu'elle détient à propos de la gigantesque et lucrative arnaque qui gangrène le monde de l'art, à l'origine de sa mise à pied.

Sur une toile de fond de palaces exotiques et de yachts luxueux de la jet-set européenne, Maestra est un thriller puissamment original. Avec son héroïne aussi perspicace qu'Amy Dunne ( Gone Girl) et aussi dangereuse que Lisbeth Salander ( Millenium), ce roman marque le début d'une série événement qui tiendra en haleine les lecteurs du monde entier.

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Marion B



Messages : 40
Date d'inscription : 16/02/2015

MessageSujet: Re: HILTON L.S. - Maestra   Lun 11 Avr - 20:12

Mon avis :

On a beaucoup entendu parler de lui : la sortie mondiale de Maestra, un thriller érotique écrit par une auteure à l’aura mystérieuse et jusqu’alors inconnue, L.S. Hilton, a bénéficié d’une énorme opération marketing et d’un important battage médiatique. Ce roman, déjà en cours d’adaptation à Hollywood, a en effet fait l’objet de dizaines et de dizaines d’articles, dans lesquels on lui prévoit déjà un destin à la 50 nuances de Grey. La comparaison revient d’ailleurs assez régulièrement, ici ou là… Alors Maestra sera-t-il bel et bien le buzz littéraire de cette année 2016 ? Voici en tout cas 3 bonnes raisons de le lire… ou pas !

1. Ce n’est pas 50 nuances de Grey !

Il est clair que la promotion du livre a voulu surfer sur la vague créée par la trilogie d’E.L. James et effectivement, les deux romans peuvent tous deux être affublés de l’adjectif « érotique ». Mais pour moi, c’est bien leur seul et unique point commun…

En effet, sur le fond, 50 nuances de Grey est avant tout une romance, une histoire d’amour certes doublée d’une initiation sexuelle originale, mais pleine d’émotions et d’élans passionnés… Maestra quant à lui est bel et bien un thriller, une sombre histoire mettant en scène une héroïne qui effectivement aime s’envoyer en l’air, mais qui n’éprouve même pas l’ombre du début d’un sentiment amoureux…  

2. De la jeune ambitieuse à la femme fatale

Cette héroïne, Judith Rashleigh de son nom, est d’ailleurs le principal intérêt du roman. Belle et ambitieuse, elle est issue d’un quartier pauvre de Liverpool et a su de par sa volonté et son intelligence s’extraire de son milieu social. Après des études en histoire de l’art, elle vit aujourd’hui à Londres, où elle travaille pour British Pictures, un prestigieux hôtel des ventes. Du côté de sa vie personnelle, Judith est plutôt solitaire : elle a peu d’amis, aucun copain. C’est en revanche une femme accomplie, qui assume pleinement ses fantasmes et ses désirs peu conventionnels… Le peu de temps libre qu’elle a, elle le passe donc dans des soirées « spéciales » où s’envoyer brutalement en l’air avec de parfaits inconnus lui procure un sentiment de puissance et de liberté.

Si ce modèle de femme libre et assumée peut aux premiers abords nous séduire, il y a cependant peu de chances que vous parveniez à vous identifier à elle. En effet, on se rend vite compte que l’ambition de Judith cache une fascination et une obsession malsaines pour le monde du pouvoir et de l’argent. Sa seule envie, son seul désir dans la vie, c’est d’oublier ses origines, qu’elle a en horreur, et de faire partie des riches et des puissants de ce monde, de se payer des robes et des chaussures de luxe, de descendre dans les plus grands palaces et de passer ses vacances sur un yacht…

Malheureusement, au début du roman, Judith perd son travail et voit ses rêves s’effondrer. Pour ne pas retourner d’où elle vient, elle sera désormais prête à tout. Tout au long du roman (qui est le premier tome d’une trilogie annoncée), nous assistons donc à la transformation de la jeune ambitieuse en une véritable femme fatale, une séduisante mygale terriblement venimeuse. Si cette évolution est assez fascinante, je ne peux m’empêcher d’ajouter ici une petite remarque personnelle. J’ai en effet lu ici ou là qu’à la différence d’Anastasia Steele, dont elle est aux antipodes, Judith était censée incarner une sorte de féminité triomphante. S’il est vrai qu’on peut admirer son cran et qu’elle ne dépend de personne, et certainement pas d’un homme, j’espère quand même qu’il existe une autre voie pour les femmes, un juste milieu entre l’idiote ingénue et la criminelle psychopathe détruisant tout sur son passage ;) !

3. Des ingrédients à succès, un mélange un peu artificiel

Quoi qu’il en soit, la transformation de Judith va s’opérer au fil d’une histoire mêlant allègrement commerce de l’art et trafics de faux tableaux, finance mondiale et délits d’initiés, mafia italienne et blanchiments d’argent, parties fines et clubs échangistes haut de gamme… Avec ces ingrédients à succès, sur le papier, la recette est excellente ! Et effectivement, l’histoire, dense, est assez prenante et bien écrite. Pour le côté « thriller », le suspense est bien au rendez-vous. En effet, cette fourbe de Judith nous raconte son histoire mais ne nous dit pas toujours tout, distillant les informations au moment opportun et nous réservant ainsi de bons moments de surprise. Pour le côté « érotique », j’ai trouvé les scènes de sexe assez réussies, en tout cas elles m’ont fait de l’effet wink , tout comme j’ai apprécié les descriptions de tableaux (j’ai même googlisé quelques peintres après la lecture !).

Mais pour être tout à fait honnête, l’histoire (ou plutôt les histoires qui s’enchevêtrent) part un peu dans tous les sens. Judith enchaîne les situations abracadabrantesques du début jusqu’à la fin, tout en faisant preuve d’une chance inouïe : elle se fait embaucher dans un bar à hôtesse, manque de se faire violer, se rend à une partouze, perd son autre job, se fait inviter sur la côte d’azur, s’enfuie, se retrouve sur le bateau d’un milliardaire, fait de la plongée, s’envoie en l’air, fouille le yacht d’un trafiquant d’arme notoire, s’envoie à nouveau en l’air, prend l’air à la montagne, part en vacances à Rome, revend un tableau volé à un mafioso italien, retourne à une partouze pour se détendre, achète un tableau, etc. etc. Vous l’aurez compris, le scénario n’est donc pas très crédible, et le résultat paraît à certains moments un peu artificiel, comme si l’auteure s’était sentie obligée de caser un certain nombre de passages « sexes » / « actions » / « n’oublions pas qu’elle est spécialiste de l’art ».

Mais au final, j’ai passé un bon moment de lecture, et je sais d’ors et déjà que je lirai la suite. Quant à savoir si Maestra aura le succès de 50 nuances de Grey, ça, seul l’avenir nous le dira ! J’ose d’ailleurs espérer que ce sera au public seul de le décider, en dépit du matraquage médiatique et de l’adaptation cinématographique d’ors et déjà annoncée. Car peut-on véritablement prévoir les raisons pour lesquelles un livre touche le cœur des lecteurs et devient un best-seller ?


Dernière édition par Marion B le Mar 12 Avr - 14:25, édité 1 fois
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Luxx



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MessageSujet: Re: HILTON L.S. - Maestra   Mar 12 Avr - 13:19

Mon avis:

Avec ce roman, les éditions Laffont sont sûres de leur coup : ce sera un carton international, adapté au cinéma. Et elles le savent avant même le retour des lecteurs, tout simplement parce que tout est fait pour : sortie mondiale simultanée, marketing agressif… et des ingrédients à la mode dans le roman : un peu de sexe à la Fifty Shades, un peu de violence à la Millenium, une héroïne ambigüe, emballé c’est pesé ça va se vendre comme des petits pains. Et hop, une nouvelle trilogie au top des ventes.

Alors certes, je n’aime pas tellement avoir le sentiment d’appartenir à une masse prévisible dont on peut contrôler les engouements, ce qui risquait fortement de me braquer a priori contre ce roman. J’ai donc fait très attention à ne surtout rien lire à son sujet jusqu’à présent, pour conserver au maximum mon objectivité. Et force est de reconnaître que ce n’est pas mauvais du tout : c’est très bien écrit, très bien traduit, et divertissant. En effet, l’intrigue est originale, les rebondissements sont nombreux et inattendus, le contexte du marché de l’Art intéressant et documenté. On passe donc dans l’ensemble un bon moment, ni plus ni moins qu’avec un blockbuster au cinéma, et Maestra ne mérite en aucun cas d’être voué aux gémonies.

Mais. Malgré toute ma bienveillance, il y a quand même beaucoup de choses qui m’ont franchement déplu, et qui nuisent pour moi à la qualité de l’ensemble.

D’abord et avant tout, n’étant pas une lectrice de roman érotique, je ne tiens pas spécialement aux scènes de sexe. S’il y en a, cela ne me gêne pas non plus, si cela sert l’histoire d’une façon ou d’une autre. En tous cas, il faut au moins qu’elles s’y intègrent assez naturellement, ce qui ne m’a pas semblé être le cas ici. J’avais même le sentiment dérangeant que ces scènes BDSM ou de sexe un peu marginal (multi-partenaires, soirées privées, club échangistes…) n’existaient que pour attirer un certain public, les amateurs de porn-mum qu’il convient de choquer juste ce qu’il faut. Franchement, on a l’impression que certains ébats ont été rajoutés après coup dans le seul et unique but de vendre plus, de faire le buzz. Qui plus est, et j’y reviendrai par la suite, le rapport de l’héroïne à la sexualité manquait pour moi de cohérence, et mettait à mal la vraisemblance de sa personnalité. Cela étant, pour ceux qui aiment la littérature érotique, j’imagine que tout cela ne sera pas une gêne, mais plutôt d’agréables intermèdes dans le cours d’un thriller par ailleurs haletant.

Car de ce point de vue, c’est assez réussi à mon goût ; on peut certes là encore achopper sur quelques invraisemblances ou facilités que prend l’auteur, mais cela tient à nouveau au manque de solidité du personnage principal.

Sans trop en dévoiler, j’ai en effet du mal à comprendre l’évolution de Judith, notre héroïne. Mère alcoolique et enfance pauvre dans une banlieue défavorisée, notre petite racaillette bien clichée rencontre l’Art lors de la visite d’un musée. Soit. Elle devient alors une étudiante méritante qui poursuit un cursus brillant à la force du poignet pour s’extraire de sa misérable condition. Soit. Elle réussit à décrocher un job dans une prestigieuse maison londonienne, mais ses rêves de réussir à force de travail et d’humilité se brisent au contact d’un milieu fermé et snob, où le statut social semble primer sur le mérite. Soit, encore. Déjà, on a un peu de mal à comprendre pourquoi malgré sa force de caractère apparente Judith accepte aussi longtemps d’être maltraitée et même harcelée au travail sans réagir, mais pourquoi pas ? C’est alors que Judith rencontre par hasard une vieille connaissance, qui la convainc en une seule soirée de devenir hôtesse dans un bar à bouchon. Mais oui. Et mieux, de ce bar un peu minable, par la grâce d’une rencontre providentielle, elle est amenée à intégrer la jet set la plus huppée d’Europe, grâce à la lecture de quelques magazines people qui l’ont parfaitement renseignée sur les mœurs de cette faune. Bien sûr. Je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher l’histoire, mais quelle que soit la situation ubuesque qui se présente, notre amie Judith s’adapte aussi sec, et dupe aussi bien la police que la mafia, quand quelques mois auparavant elle n’était qu’une employée qui faisait le café de son patron en endurant les humiliations en silence. À nouveau, on peut très bien faire abstraction de ces incohérences, mais cela m’a beaucoup gênée personnellement.

Je reviens enfin sur la question du sexe, et plus généralement de la sexualité féminine mise en scène par l’auteur. J’ai ressenti à nouveau une forte dichotomie entre la Judith très libérée, qui fait ce qu’elle veut de son corps en participant à des soirées libertines sans y avoir été initiée par un homme à ce qu’on en sait, et la Judith soumise, qui ne réagit quasiment pas après avoir été vendue par son employeur à un client important pour s’assurer de remporter un contrat et qui règle beaucoup de ses problèmes avec les hommes en échange de faveurs sexuelles. Au-delà à nouveau d’un souci de cohérence, j’ai souvent été mal à l’aise après des scènes d’agressions sexuelles très minimisées par l’héroïne : une tentative de viol devient un « incident » qui ne mérite pas qu’elle porte plainte ni même seulement qu’elle se récolte auprès de son employeur qui l’y a sciemment exposée (en revanche elle file tout droit dans un club pour s’envoyer en l’air avec des inconnus – étrange réflexe) ; après avoir été surprise à espionner pour le compte d’un homme qui l’entretient par les gardes du corps d’un millionnaire, alors même qu’elle s’en sort par la ruse, elle se retrouve quand même à en sucer un dans un placard, le plus naturellement du monde. En somme, si parfois on a le sentiment qu’elle a une sexualité épanouie et libérée, la plupart du temps elle se comporte comme une prostituée qui se brade, et parfois même pour le bénéfice d’autrui. Les compensations qu’elle y trouve sont bien souvent des articles de mode luxueux, et la description à longueur de page d’escarpins machin chose et de tunique truc muche hors de prix m’a bien souvent fait lever les yeux au ciel. Non seulement je m’en tape royalement bien que je sois une femme, mais ça ne fait pas du tout avancer le schmilblick. Bref, ma conscience féministe émet de sérieuses réserves quant à ce personnage, dont on ne saura jamais vraiment si elle est une arnaqueuse de haut vol ou une pute de luxe qui a de la chance.

En somme, un thriller qui selon moi se perd en voulant ratisser trop large pour de basses raisons commerciales, mais qui permet de passer un bon moment si l’on veut bien faire abstraction de certaines choses. Je ne lirai pas la suite, mais je ne regrette pas non plus ma lecture de ce tome.

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