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 Interview de Colleen Hoover, Popsugar, 6 novembre 2015

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Luxx



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MessageSujet: Interview de Colleen Hoover, Popsugar, 6 novembre 2015   Sam 7 Nov - 18:55

INTERVIEW DE COLLEEN HOOVER


A l'occasion de la sortie de November 9, son dernier roman, Colleen Hoover a été interviewée par Popsugar. Une interview très intéressante dans laquelle l'auteure à succès nous dévoile beaucoup de choses. En voici la traduction...

L’auteur Colleen Hoover nous explique pourquoi elle n’aime pas écrire les scènes de sexe
Par Tara Block 11/06/15

Nous avons discuté avec l’auteur de NA Colleen Hoover du fait qu’elle détestait écrire des scènes de sexe, de la façon dont elle a involontairement contribué à l’émergence d’un nouveau genre, et de la raison pour laquelle son nouveau livre, November 9, ne sort que le 10 novembre. Oh, et bien plus important, de la façon dont l’incroyablement sexy Nick Bateman (un de nos chouchous de 2015) en est venu à jouer dans l’adaptation à venir au cinéma de Ugly Love. Voyez ce qu’elle en dit !

POPSUGAR : Pouvez-vous me raconter un peu votre histoire à la « Cendrillon »?
Colleen Hoover : Je me suis mariée à 20 ans. Je sortais avec mon mari depuis mes 16 ans. C’était un genre d’amour de lycéens, mais on n’était pas dans la même école, et il était un peu plus vieux que moi. On a été à l’Université, on a fini par se marier, et puis je suis tombée enceinte de mon premier enfant. Je faisais des études de journalisme, et c’était vraiment dur de s’accrocher parce que je travaillais à temps plein et que j’avais un enfant. Je ne pouvais pas travailler pour un salaire de misère, ce que les journalistes sont parfois obligés de faire. J’ai fini par passer un diplôme de travailleur social, et à travailler aux Services de Protection de l’Enfance plusieurs années. J’ai repris mes études, décroché un diplôme d’enseignant, mais je détestais ça. Je ne suis vraiment pas très douée avec les enfants des autres. Je crois que je n’aime que les miens. J’ai fait ça quelque temps, et je n’écrivais jamais vraiment. J’écrivais beaucoup au lycée, et je voulais en faire mon métier, mais je savais que les écrivains ne gagnent pas beaucoup d’argent ; j’avais une famille, alors j’ai pris un autre chemin. Quand j’ai eu 31 ans, j’ai pris un ordinateur portable, j’ai commencé à écrire, et je ne m’attendais pas du tout à ce que tout ça arrive. Je faisais juste ça pour m’amuser. Ça a été comme un tourbillon. Ça fera quatre ans en Octobre, et je crois que j’en suis à mon treizième livre.

PS: Où trouvez-vous l’inspiration pour toutes ces idées de livres ?
CH : Je ne sais pas vraiment parce que ma vie est très ennuyeuse. Je n’ai jamais eu le cœur brisé. Mon mari et moi sommes ensemble depuis que j’ai 16 ans. C’est un homme vraiment bien, on restera ensemble pour toujours. Je n’ai jamais traversé quoi que ce soit que j’ai pu écrire. Je pense que ce qui m’aide, c’est que j’ai beaucoup d’empathie, et je me mets souvent à la place des autre en imaginant ce qu’ils doivent ressentir. Je ne me sers jamais de ma vraie vie, parce que si je le faisais, mes livres parleraient seulement des programmes télé. [Rires] Je ne sais pas ! C’est une question d’imagination.

PS: On vous considère comme un auteur de « New Adult ». Pouvez-vous expliquer en quoi consiste ce genre ?
CH : Vous savez, je ne suis pas le meilleur porte parole du New Adult parce que je ne le comprends pas vraiment moi-même. Quand j’ai autoédité mon premier livre, Slammed, je n’avais jamais lu de romance de ma vie. Je ne savais même pas que j’avais écrit une romance. Je l’ai mis sur Amazon, et j’avais choisi les catégories Drame et Poésie. Et puis tous ces gens se sont mis à l’appeler romance. Et je me disais : « Quoi ? C’est ça une romance ? » parce que dans ma tête, une romance c’étaient les Harlequins que ma mère aimait lire. Au bout d’un an, à peu près, sur Wikipedia ils ont employé le terme New Adult et ils m’ont citée parmi les fondateurs, mais pour moi c’était accidentel.
Ça parle surtout de gens encore en formation, et on aime tous lire des histoires de premier amour, du moment où on prend son indépendance, où on va à l’Université, et ça ramène les gens à la façon dont ils se sentaient quand il sont passés par là. Je pense que c’est pour ça que ça touche un si large public.
Récemment, j’ai publié sur ma page d’auteur que je recevais des lettres de lecteur, et deux d’entre elles m’ont vraiment touchée. Il y en avait une d’une fille, 24 ans, jeune diplômée, qui avait lu Finding Cinderella, et ça l’avait vraiment inspirée pour écrire elle-même. Elle venait de finir son premier livre, elle était très excitée, et elle voulait juste me remercier. L’autre venait d’une femme de 80 ans. C’était vraiment intéressant de voir les différences parmi les lecteurs de ce genre.

PS: Que diriez-vous à ceux qui ne lisent pas de romance qui pourrait les pousser vers November 9?
CH : J’ai l’impression que la romance est un élément constant dans mes livres, mais ce n’est pas le seul propos du livre. Il y a toujours d’autres choses en jeu, il y a toujours un gros revirement de situation, et ça n’a jamais rien à voir avec la romance. C’est un livre avec des éléments romantiques – c’est vraiment facile pour tout le monde de le voir comme une romance – mais vous n’êtes pas obligés d’être fan du genre. Je ne pourrais jamais m’asseoir et lire une romance typique comme celles que ma mère lisait. Ça me ferait rire. Ça parle vraiment de la vie. Ça ressemble à ce que tout le monde traverse. L’amour fait partie de la vie de chacun. Je pense que tout le monde devrait essayer de lire des romans de fiction contemporains.

PS: Alors je suis curieuse. Pourquoi November 9 ne sort-il que le 10 novembre ?
CH : Les éditeurs ne publient que le mardi ! J’ai commencé à penser à ce livre il y a quelques années, et j’avais prévu de le sortir le 9 novembre de l’année dernière, mais j’ai fini par le vendre à mon éditeur, et ils publient les mardis. C’est drôle, ça attire beaucoup l’attention, cette date de sortie bizarre, alors ça ne me dérange pas trop.

PS: Nous avons récemment publié un article qui suggère des livres en fonction de vos comédies romantiques préférées.  Est-ce qu’il y a un film que si les gens l'aiment ils aimeront forcément November 9 ?
CH : Beaucoup de gens l’ont comparé à Nuits Blanches à Seattle et à Un Jour à cause de la date à laquelle ils se rencontrent tous les ans. Les deux films ont des éléments en commun. C’est drôle parce qu’un personnage de November 9 l’amène dans une conversation et parle de ces deux films.

PS: Qui verriez-vous endosser les rôles de Fallon et de Ben dans une adaptation au cinéma du livre ?
CH : C’est très dur à dire pour moi car je ne mets jamais de visage sur les personnages quand je les écris. Laissez-moi réfléchir. J’adore Zac Efron. J’adorerais qu’il joue tous les rôles dans mes livres.


Zac Efron

PS: Vous nous aviez parlé l’année dernière de Zac Efron, alors je me demandais si c’était toujours votre choix n°1.
CH : Oh oui, ça n’a toujours pas changé. Je ne suis pas obsédée par lui, et c’est ce qui est bizarre, c’est juste qu’avec son physique je le vois bien jouer un beau jeune homme. Mais pour ce qui est de la fille… Mon actrice préférée c’est Jane Levy, alors je la mettrais bien dans tous les rôles aussi. C’est difficile parce que je ne vois pas les personnages quand j’écris. J’essaie juste de décrire leur personnalité. Je ne passe pas beaucoup de temps sur les descriptions physiques parce que je pense que c’est important de laisser les lecteurs y mettre ce qu’ils veulent. Chacun a ses préférences, et si l’auteur détaille trop quelqu’un, alors pour moi c’est difficile de l’imaginer comme je veux.


Jane Levy


PS: Est-ce que vous avez un couple romantique préféré, que ce soit dans un livre ou un film ?
CH : Vous allez trouver ça bizarre, mais je ne sais pas si vous avez vu le film Un Vent de Folie – c’est sorti au début des années 90 avec Ben Affleck et Sandra Bullock. J’adore ce film parce que la fin a énervé beaucoup de monde. J’adore la dynamique, et j’adore le fait que ça ne finisse pas de la façon dont tout le monde voudrait.


PS: J’ai vu la bande annonce de Ugly Love, et c’est super. On est des grands fans de Nick Bateman ici. Comment tout ça est arrivé ?
CH : C’est une histoire très intéressante. Je n’avais jamais entendu parler de lui, et après la sortie de Ugly Love, presque aussitôt, les gens le taguaient sur plein de photos en tant que Miles et je me demandais « Mais c’est qui ce type ? Est-ce qu’il est réel ? Est-ce qu’il ressemble à ça dans la vraie vie ? » Je n’avais pas d’avis sur lui. Je l’ai vu sur Instagram, alors je l’ai suivi à cause de tous ces gens qui postaient ces photos de lui. 
Quelques semaines plus tard, j’ai reçu un e-mail d’un producteur qui travaille avec lui, et qui me demandait si les droits du film étaient disponibles. Ils cherchaient à lui trouver un rôle. C’est arrivé juste au moment où je devais partir en tournée, et Nick et son producteur vivent tous les deux à Toronto, et j’allais être à Toronto la semaine suivante, donc on s’est tous mis d’accord pour se rencontrer et en parler. Et je l’ai vraiment apprécié. J’ai beaucoup aimé son producteur ; Nick était juste stupéfiant, et il avait lu le livre, et c’était très impressionnant. Il pouvait vraiment tenir une conversation au sujet du roman et des personnages, et dire pourquoi il voulait le rôle.
Donc on a conclu un accord, et j’ai décidé que ce serait lui, et ça a été génial. Les gens ne réalisent pas que le livre n’est sorti qu’il y a un an à peine, et ça semble vraiment plus loin dans le temps. Après ça a pris plusieurs mois pour prendre une option sur les droits du film, donc ça ne fait pas si longtemps que je les ai. Les gens sont très impatients, mais vous savez, ça prend plusieurs années avant d’arriver au moment où on commence à tourner. Normalement ça devrait commencer l’été prochain – c’est leur objectif.


PS: Certains l’ont comparé à Cinquante nuances de Grey. En quoi est-il différent ?
CH : Le seul point commun que je vois c’est qu’ils couchent ensemble, comme dans presque tous les livres qui comportent une romance. Je pense que parce que Cinquante Nuances est un gros phénomène, du coup beaucoup de gens comparent tous les livres qui leur ont fait le même effet et provoqué les mêmes sensations à Cinquante Nuances. Honnêtement, je ne pense pas qu’il y ait autre chose au-delà de l’histoire d’amour et du sexe.

PS: Qu’est ce que vous pensez de Cinquante Nuances et de son impact ?
CH : Je n’écris pas de roman érotique, mais la plupart de mes lecteurs disent qu’ils ne lisaient pas avant que Cinquante Nuances ne devienne populaire. Ils ont lu Cinquante Nuances, et puis ils sont passés à autre chose, et puis encore à autre chose. Que les gens aiment ce livre ou pas, que ce soit leur tasse de thé ou pas, ça a créé un tout nouveau genre de lecteurs. Ça a été une passerelle qui a permis à beaucoup d’auteurs de mettre leurs livres entre les mains d’un public, alors je pense que c’est l’une des meilleures choses qui soient arrivées à la littérature depuis longtemps. Je réalise que pour certain c’est sujet à controverse, mais je connais personnellement  E L James et elle est incroyable. C’est quelqu’un de  formidable et  de désintéressé. En tant qu’auteur, c’est probablement mon principal modèle.

PS: Quel est le livre le plus sexy que vous ayez lu ?
CH : Il y a tellement de scènes dans Mud Vein qui ont suscité une réaction chez moi… mais ce n’est pas votre genre de livre – je ne pense même pas que vous le considéreriez comme une romance ou un roman érotique. Ce n’était même pas vraiment détaillé : il y avait peut être une scène de sexe que l’auteur n’avait même pas approfondie, mais rien que la sensation que vous avez en la lisant, rien que de vouloir qu’une connexion ait lieu entre les deux personnages, je pense que c’est ce qui la rend sexy.


PS: Qu’est ce que vous préférez dans le fait d’écrire des scènes de sexe ?
CH : Rien. [Rires]
PS: Vous n’aimez pas ça ?
CH : Non. C’est très bizarre pour moi, et mes livres ne focalisent pas tellement sur le sexe. Ugly Love le fait d’une certaine façon, mais je ne rentre même pas dans le vocabulaire. Cela me dérange d’employer le mot téton, ou des choses du même genre. J’essaye de l’éviter autant que possible. C’est vraiment pénible pour moi d’avoir à les écrire ; c’est probablement ce que j’aime le moins dans tout le livre.

PS : Quels sont les mots clés que vous employez pour ne pas être trop explicite ?
CH : Je pense que c’est simplement la façon dont je le décris et dont je décris les actions. On sait bien ce qui arrive pendant le sexe, on sait comment ça se passe, on n’a pas besoin de savoir précisément quelle partie du corps il est en train de toucher – on n’a pas besoin des détails. On peut juste dire quelque chose du genre : « Il me toucha doucement… » Je ne sais pas. Vous voyez, je ne peux même pas en parler !

PS: Quel est le plus gros challenge quand on écrit des histoires d’amour ?
CH : Pour moi, c’est le fait de savoir que quelque chose va arriver qui va les séparer dans le livre. Quand j’écris, l’ambiance de la partie de l’histoire sur laquelle je suis a tendance à déteindre sur mon humeur. Alors rien que de savoir ce qui va arriver, que quelqu’un va avoir le cœur brisé, ou que quelqu’un va pleurer, ou va devoir endurer une grande perte, je dois me dépêcher d’écrire la scène pour pouvoir passer à quelque chose de gai. Il y a beaucoup d’humour dans mes livres, même là où on ne s’attend pas à en trouver, parce qu’il faut que je termine ma journée sur une note joyeuse. Si je finis sur une ambiance vraiment triste, si les personnages sont vraiment tristes et qu’il n’y a pas une note légère, alors je me mets dans le même état. Ça m’embête pour mon mari. 

PS: Comment faites-vous la part des choses entre guimauve et romantisme ?
CH : Cela dépend surtout de la façon dont vous écrivez les dialogues. Quand je lis, c’est vraiment le truc qui me peut me mettre hors de moi, les dialogues – si ce n’est pas réaliste, si ce n’est pas quelque chose que vous pourriez dire. Je pense que beaucoup d’auteurs devraient lire leurs pages à voix haute après les avoir écrites et les jouer comme s’ils avaient de vraies conversations. Des fois je demande à mon mari de le faire avec moi, il fait l’autre personnage. On peut vraiment voir si c’est naturel et si on le dirait comme ça dans la vraie vie – ça m’aide vraiment à me représenter la scène.

PS: Un conseil pour les romanciers en herbe, ou les romanciers tout court ?
CH : Googler tout et n’espérez rien. Je réalise que 99% de mon succès est basé sur le timing et la chance. Je vois beaucoup d’écrivains frustrés quand les choses ne se passent pas pour eux comme elles se sont passées pour moi, alors que c’est rarement le cas. Parfois les romanciers écrivent des années durant, ou écrivent de bons livres, et rien n’en sort. Le plus important c’est de ne rien en attendre et d’écrire un livre parce que vous voulez l’écrire, pas pour faire carrière ou gagner de l’argent. Et puis googler tout. J’ai tout appris en cherchant sur Google. Je suis allée sur les forums – il y a beaucoup à apprendre sur ce marché, et il ne faut pas s’attendre à jeter son dévolu sur quelqu’un en espérant qu’il vous porte à bout de bras. Il est très important de passer presque plus de temps à apprendre sur cette industrie qu’à écrire effectivement.

PS: Que lisez-vous en ce moment ?
CH : J’ai fini un livre la nuit dernière. Caroline Kepnes, qui a écrit You, m’a envoyé Hidden Bodies, son deuxième roman. Et j’avais lu You et j’avais adoré. Oh mon Dieu, je me suis assise, et ce livre était vraiment épais et long, et je me suis assise à 7h hier soir et je me suis couchée à 4h ce matin. J’ai lu tout le truc d’une traite. C’était tellement bien. Je l’ai aimé cent fois plus que le premier, et j’avais adoré le premier. J’ai vraiment hâte de lire celui qui sortira l’année prochaine.


PS: Je vais devoir aller vérifier. J’avais beaucoup aimé You.
CH : J’ai l’habitude de ne lire que de la romance contemporaine désormais, donc ce n’est même pas mon genre normalement, mais la nuit dernière Caroline est devenue mon nouvel auteur préféré. Elle est incroyable.

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Karen
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MessageSujet: Re: Interview de Colleen Hoover, Popsugar, 6 novembre 2015   Sam 7 Nov - 19:42

Purée j'adore ce qu'elle dit sur les dialogues ! De très nombreux auteurs devraient suivre son conseil...

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Interview de Colleen Hoover, Popsugar, 6 novembre 2015
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