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 LI Yiyun : Plus doux que la solitude

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Delphine
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Messages : 2189
Date d'inscription : 27/06/2012
Localisation : Essonne

MessageSujet: LI Yiyun : Plus doux que la solitude   Jeu 24 Sep - 16:42



Plus doux que la solitude
Yiyun Li

sorti le 3 septembre 2015

Quatrième de couverture :

Des révolutions étudiantes de la place Tian'anmen au déracinement dans lequel les États-Unis maintiennent leurs migrants aujourd'hui, l'histoire de trois amis au destin brisé par un mystérieux accident. Servie par un style à l'élégance distanciée, une œuvre saisissante qui explore les tréfonds de la nature humaine, et notamment l'idée que même la plus innocente des personnes est capable du plus glacial des crimes...

"Yiyun Li excelle à rendre les vies ordinaires broyées par les aberrations du système Mao, les drames obscurs des sans-grades dans les villes de province et les carnages plus intimes des sentiments. Elle déploie un art du récit concentré et intimiste, tissé de mots simples et d'images classiques." David Fontaine, Le Canard enchaîné

Yiyun Li est née et a grandi à Pékin avant de s'installer aux États-Unis en 1996 pour ses études de médecine. Après l'obtention d'un diplôme en immunologie, elle décide de se consacrer à l'écriture. Après son premier roman, Un beau jour de printemps (Belfond, 2010 ; 10/18, 2011) et le recueil de nouvelles Un millier d'années de bonnes prières (Belfond, 2011), Plus doux que la solitude est son troisième ouvrage à paraître chez Belfond. Yiyun Li vit à Oakland avec son mari et leurs deux fils.
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Delphine
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MessageSujet: Re: LI Yiyun : Plus doux que la solitude   Lun 26 Oct - 14:54

Mon avis :

Ce roman porte un regard à la fois intime et distant sur l’immigration et l’amitié brisée de jeunes Chinois. La découverte est assez originale et intrigante, mais le tout sera finalement une déception.

En 1989, Ruyu est une jeune orpheline de la campagne recueilli par ses grands-tantes. Elle lui enseigne le don de soi au Dieu, la parcimonie dans ses propos, la rigueur dans les études. Elle est envoyé pour ses années lycées et études à Pékin dans la famille de Shaoai, appelée tout le long du roman Sœur Shaoai, par ses deux années de plus.
Shaoai connaît depuis longtemps Moran et Boyang, l’une fille unique vivant chez ses parents dans la maison d’à côté et Boyang, frère d’une aînée surdouée, partageant le quotidien de sa mère. Ruyu se retrouve avec ces deux derniers dans le même niveau d’études, et partage la chambre de Shaoai dans cet appartement quasiment sans porte, et toujours tendu par les discussions enflammées de la jeune Shaoai, idéaliste et engagée contre les doctrines communistes.

Ces pièces du passé sont autant d’éléments pour nous aider à comprendre la psychologie de ces jeunes qui mènent une vie simple, faite de réflexions sur l’existence, les besoins matériels et les relations humaines. Il y flotte une atmosphère étrange, car les quatre jeunes ne semblent pas avoir un quotidien heureux, ou en tout cas, ne cherche pas à l’atteindre. Leurs seuls moments plus chaleureux sont des balades près du lac Houhai à bicyclettes, et pendant un temps trop court l’achat d’une boisson importée des Etats-Unis. Si la lecture est assez entrainante car le portrait de Shaoai est intéressant, figure dominante et militante, c’est celle qui est finalement la plus absente du roman.

Des chapitres ayant lieu à notre époque nous apprennent que Ruyu s’est installée à San Francisco après son divorce chez un couple d’amis lui offrant un toit et un travail dans une pâtisserie. Moran est quant à elle deux fois divorcée et si elle a pas mal voyagé avec ses parents pour leur faire voir le monde, elle vit à présent dans le Midwest et mène une existence aseptisée, dépouillée de toute activité superflue à son sens.
Boyang, resté auprès de Shaoai tandis que la santé de celle-ci se dégradait et présent lors de son décès, tente de recontacter ses anciennes camarades.

On ne peut s’empêcher de tiquer sur certaines phrases et réflexions aussi bien sur les passages à Pékin qu’aux Etats-Unis, surtout avec les chapitres sur Moran, femme au quotidien simple qui peut ressembler à tout un chacun. Ce roman contemporain dessine la vie quotidienne de personnages fuyant les conventions, les normes et choisissant une indépendance presque effrayante. Ils s’enferment dans leurs émotions et on ne peut qu’être curieux de suivre le fil conducteur de ce roman, qui nous dévoile par fragments les raisons de la mort de Shaoai.

Ce récit flirte entre le roman, le conte psychologique et plusieurs nouvelles qui semblent imbriqués les unes aux autres. Il possède une certaine singularité et peut se classer dans les histoires intemporelles, avec ces protagonistes voulant se défaire des carcans de la société et recherchant la solitude. Il m’a été difficile pourtant d’adhérer à plusieurs affirmations et m’attacher en général aux personnages…

Une déception pour moi donc, même si la découverte était intéressante et que je pourrais à l’occasion découvrir les nouvelles de Yiyun Li, un format qu’elle semble maîtriser.

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