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 Rencontre avec Lori Nelson Spielman - vendredi 29 mai 2015

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Cheshire Cat

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MessageSujet: Rencontre avec Lori Nelson Spielman - vendredi 29 mai 2015    Mer 3 Juin - 13:23

Rencontre avec Lori Nelson Spielman le vendredi 29 mai 2015 au Ladurée de Saint Germain des Prés


Dans le cadre de la venue de Lori Nelson Spielman en France pour la parution de son nouveau livre Un doux pardon aux Editions du Cherche-Midi, nous avons eu la chance de la rencontre dans un « environnement » original et détendu puisque nous étions au Ladurée qui se situe près de Saint-Germain des Prés... Une rencontre des plus agréables avec une auteur tellement gentille et « lumineuse ».
Un énorme merci à elle ainsi qu'à toute l'équipe du Cherche-Midi (surtout à Solène Perronno)


Après une brève discussion à propos de chats (petit clin d'oeil à celui de Lori Nelson Spielman : KC, comprendre Kitty Cat), et de gastronomie (même si nous avons prononcé le mot malheureux : régime... ;) ), l'auteur a adressé des remerciements aux lecteurs/bloggeurs qui ont fait le succès du livre... Elle s'est ensuite retrouvée sous un « feu de questions » dont vous trouverez la teneur ci-dessous.


Pourquoi ce titre ? Pourquoi cette notion de douceur dans le pardon comme nous pouvons le voir dans le titre ?
Lori Nelson Spielman : c'est une bonne question. Quand j'ai écrit le livre, je pensais l'intituler Les pierres du pardon. Quand les droits ont été vendus aux Etats-Unis, ils ne voulaient pas de la notion de pierres dans le titre. Ils ne pensaient pas que cela rendrait bien sur une couverture de roman. Nous avons donc réfléchi pour trouver un titre qui convienne. Puis finalement, mon éditeur ou quelqu'un de la maison d'édition a suggéré : pourquoi pas Un doux pardon ? Et le titre était choisit. C'est une sorte de doux pardon pour Hannah, au moins à la fin.


Est-il vraiment possible de pardonner dans la sérénité ? Loin des drames ?
Lori Nelson Spielman : Je ne sais pas trop. C'est une question difficile. Notamment concernant l'histoire de Dorothy. Car, toute vérité n'est peut être pas bonne à dire. Ce qui s'est passé a été une tragédie. Je pense que la confession de Dorothy lui a permis de se sentir mieux car elle se sentait si coupable... Et lorsque Marilyn finit par lui pardonner, cela apporte un certain soulagement dans leur amitié, une certaine « liberté ».
Mais je ne suis pas sûre qu'il soit toujours bon de chercher à se faire pardonner, à s'expliquer, surtout si cela va blesser quelqu'un. Parfois, le simple fait de dire pardon est suffisant.
Il me semble que parfois, le pardon n'est pas obligatoire et que certaines choses feraient mieux de ne pas être dites. Par exemple, si Solène se faisait couper les cheveux, que sa coupe était affreuse, et qu'elle me demandait ce que j'en pensais, je dirais probablement : « C'est mignon »... car dire la vérité ne servirait à rien. Les cheveux resteraient coupés. Parfois, il vaut mieux être gentil plutôt que de dire la vérité « nue ». Peut-être, dans certains cas... Qu'en pensez-vous ?


Solène Perronno : Je ne sais pas. J'aime beaucoup le caractère de Dorothy. Parfois, nous recherchons le pardon pour nous-même, pas pour l'autre. Parfois, nous avons besoin de dire les choses qui se sont réellement passé, nous avons besoin de dévoiler les secrets. Même si ce n'est pas la meilleure des solutions pour l'autre. Parfois nous pouvons avoir besoin de réfléchir avant de parler... mais pas trop longtemps... pas comme Dorothy.  

Lori Nelson Spielman : Je pense pareil. La vérité n'est pas forcément la solution. C'est très compliqué. Je ne suis pas sûre qu'il y ait une bonne ou une mauvaise réponse. Cela dépend de la personne... je ne suis vraiment pas sûre que cela soit toujours la meilleure des choses à faire.


D'où vient l'idée des pierres de pardon ? Existent-elles ?
Lori Nelson Spielman : Non, c'est quelque chose que j'ai créé pour le livre. Il me semblait qu'il fallait une raison pour qu'Hannah doive pardonner. C'est comme si, en recevant les pierres, vous sentiez une obligation que vous devez transmettre. Elles n'étaient qu'un « moyen » dans le roman.

Comme un moyen d'impliquer plus profondément la personne ?
Lori Nelson Spielman : Oui, tout à fait. Dans le livre, elles circulent à travers tout le pays et les personnes qui les reçoivent se disent : « Maintenant, OK, je peux demander pardon car j'en ai l'opportunité »...

Le bonheur implique-t-il obligatoirement d'accepter son passé ? Avec tout ce qu'il implique ?
Lori Nelson Spielman : En fait, je pense que l'essentiel c'est de faire la paix avec son passé. « OK, j'ai fait des erreurs, je ne suis pas parfait, mais je peux continuer à avancer... ». Je pense que les gens, quand ils ont des sentiments de culpabilité, de honte, peuvent avoir du mal à être heureux, à oublier. Mais si on arrive à faire la paix avec qui on est (avec les bonnes comme les mauvaises choses)...

Sommes-nous obligés pour ce faire de pardonner à ceux qui nous ont fait souffrir ?
Lori Nelson Spielman : Je ne pense pas que cela soit absolument obligatoire. Je veux dire... J'ai entendu des histoires de gens qui ont réussi à pardonner des coupables de choses horribles, comme les parents qui parviennent à pardonner le meurtrier de leur enfant. Je ne sais pas si je pourrai y parvenir. Je pense que c'est quelque chose de magnifique quand cela arrive...
Je pense surtout que si l'on arrive à faire la paix avec les événements passés, cela peut aider à atteindre le bonheur. Il ne faut pas que ça nous mange de l'intérieur.



Vos deux romans, bien que différents, traitent tous deux du passé, des rêves d'enfance, de la quête difficile du bonheur. Est-ce parce que ces thèmes vous tiennent particulièrement à cœur ?
Lori Nelson Spielman: Oui. Dans Demain est un autre jour, je parle de liste, eh bien, j'ai eu un jour ma propre liste quand j'avais entre douze et quatorze ans. Je l'avais appelé la « liste de Lori ». quand je l'ai relu, je me suis dit que j'avais fait beaucoup des choses que j'y avais listé, mais pas toutes. Je n'avais pas eu de chien ou de cheval ni d'enfant... j'avais toujours pensé que j'aurai des enfants... Et je me suis demandé ce qu'il pouvait nous arriver, surtout à nous en tant que femmes : Est-ce qu'on abandonne ce qu'on pensait le plus important ou est-ce que tout simplement les choses ont changé  et que les rêves sont désormais différents ? Dès lors j'ai pensé à un personnage qui devrait accomplir toutes les choses figurant dans sa liste « vitale ».
Pour Un doux pardon, je dois dire que j'ai toujours aimé l'idée du pardon. Après l'avoir fini, j'ai reçu un mail d'un garçon qui est désormais un adulte qui me demandait de lui pardonner... Il m'a félicitée pour mon livre et s'est excusé pour la fois où il m'avait crié dessus alors que nous étions jeunes. Je ne m'en souvenais même plus... A cette époque, je n'étais pas la plus sympathique des filles. Je venais de changer d'école et après avoir passé une partie de ma scolarité dans une école catholique, j'étais arrivée dans une école publique. Mes nouveaux amis n'aimaient pas l'une de mes anciennes amies et, comme je voulais être populaire, je l'ai laissée tomber...
Et ce garçon devenu homme m'a dit : « Tu étais la seule qui était gentille avec moi » car il servait de souffre-douleur... Mais en y repensant, je me suis dit que je n'avais pas été si gentille que ça. Comme quoi nos souvenirs peuvent varier par rapport à ce qui a pu se passer dans le passé...


Quels sont vos rêves maintenant ?
Lori Nelson Spielman : Hmm... j'ai pris des leçons de cheval, mais je suis terrifiée par les chevaux. Je voudrai aller en Italie... En fait, je me sens tellement chanceuse avec mes livres...  comme si j'avais été au-delà de mes rêves.

Sans jouer les donneuses de leçons, vous montrez à vos lecteurs des pistes pour devenir heureux... Est-ce parce que vous aimez voir les gens heureux ? Parce que vous croyez en la vertu du pardon, de l'entraide ?
Lori Nelson Spielman : Quand je reçois un courrier ou un mail d'un de mes lecteurs qui me dit que je lui ai donné envie de poursuivre ses rêves, ou de rechercher le pardon, j'apprécie beaucoup. Je ne cherche en aucun cas à sermonner, mais j'aime l'idée que mes livres aient pu inspiré des lecteurs pour faire des changements dans leur vie... j'aime que mes histoires « rencontrent » les gens.

Pourquoi avoir placé l'intrigue à la Nouvelle-Orléans?
LSN : Eh bien, il fallait que ce soit une ville pas trop importante... Hannah était considérée pour un poste à Chicago, ville plus grande... Et j'ai de la famille à la Nouvelle-Orléans. C'est une ville magnifique avec un côté très français. C'est l'une de mes villes préférées aux Etats-Unis.

J'ai été très touchée par l'histoire de l'amie d'Hannah, Jade,  qui est une femme frappée par son mari. Et je me suis demandée pourquoi elle était restée avec lui... j'ai eu l'impression que ce n'était pas la première fois qu'il levait la main sur elle...
Lori Nelson Spielman : En fait, il me semble que si... Et elle ne reste pas indéfiniment avec lui. Elle lui pardonne peut être d'une certaine manière, mais elle ne retourne pas avec lui.

De même j'ai été sensible à la « douleur » d'Hannah quand elle réalise que son père n'était pas l'homme gentil qu'elle croyait être.
Lori Nelson Spielman : Oui. Il l'a vraiment montée contre sa mère... Et quand elle réalise ce qui s'est passé, elle ne peut plus lui en demander la raison. Et Julia, la compagne de son défunt père, continue à le protéger après sa mort un peu comme Hannah le faisait avant d'apprendre la vérité.  
Son père était quelqu'un d'obsédé par le contrôle... et il devait l'avoir sur les femmes...

Solène Perronno : J'aime le fait que les personnages ne sont « ni blanc ni noirs »... ni totalement gentils, ni totalement mauvais...
Lori Nelson Spielman : Merci. Je n'aime pas vraiment les personnages trop tranchés (d'un côté ou de l'autre)

Certains personnages sont-ils inspirés par votre propre expérience ?
Lori Nelson Spielman : Pas vraiment. Il y a un mélange de beaucoup de personnes que je connais mais pas la présence de quelqu'un en particulier. Je ne connais pas de « Brett », de « Hannah » ou de « Bob »... mais je connais des gens qui ont certaines de leurs caractéristiques.


Après quelques signatures, nous nous sommes levées... La rencontre était déjà finie... Dommage! Rencontrer un auteur qui fait preuve d'autant de sensibilité et de gentillesse est un réel plaisir. Si vous avez envie de lire un livre qui vous montre une leçon de vie avec un grain de romantisme, n'hésitez pas, foncez!!

Encore merci à l'auteur et à toute la maison d'édition du Cherche-Midi pour un livre aussi touchant et pour une rencontre qui l'était tout autant.
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